Beyrouth : Le n°2 du Hamas tué dans l'attaque d'un immeuble avec des missiles

Un explosion s'est produite aujourd'hui dans un immeuble de Beyrouth, réputé servir de siège au mouvement palestinien Hezbollah dans la capitale libanaise. L'explosion a entraîné la mort de Salah al-Arouri, le numéro deux de l'aile politique du Hamas accusé d'être responsable de la mort de plus de 1.200 civils israéliens le 7 octobre dernier, ainsi que celle du responsable des opérations du Hamas au sud du Liban.
L'explosion aurait été provoquée par trois missiles qui auraient visé précisément un bureau du Hamas où se trouvait Salah al-Arouri. Ce haut responsable palestinien aurait été en compagnie d'Akram al-Ajouri, commandant militaire du Jihad islamique, de même que de deux autres hauts dirigeants de l'aile militaire du Hamas qui auraient également perdu la vie à cette occasion.
L'explosion aurait fait au total 6 victimes.
Certains médias font état d'une réunion prévue entre Salah al-Arouri et Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, programmée pour le lendemain de l'attaque. Ce qui laisse à penser que la visite d'al-Arouri à Beyrouth avait des implications importantes pour les relations entre le Hamas et le Hezbollah, ainsi que d'une façon plus générale pour la situation au Moyen-Orient.
"L'assassinat du martyr Al-Arouri n’affectera pas la bonne marche de la révolution", a déclaré le chef du Hamas, tandis que selon l'Iran, l'assassinat de Salah Al-Arouri va "accroître la résistance contre l'occupant sioniste en Palestine et dans toute la région".
L'identité de l'auteur de l'attaque est pour le moment inconnue, même si tous les regards convergent vers les Israéliens, d'autant que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait promis d'éliminer tous les responsables du massacre du 7 octobre.
Basé au Liban, Al-Arouri, 57 ans, était considéré comme le chef de l'aile militaire du Hamas en Cisjordanie. Libéré après 15 ans de prison passés dans une geôle israélienne, il est considéré comme l'un des principaux responsables du massacre du 7 octobre. Selon le renseignement américain, il était par ailleurs responsable du recrutement de dizaines de terroristes pour mener des attentats contre Israël, en plus de collecter des fonds et des ressources dans ce but. Sa tête avait été mise à prix par les États-Unis, qui offraient cinq millions de dollars pour tout renseignement susceptible de conduire à sa capture ou à son élimination.


