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Attention, escalator fou à l'aéroport Roland-Garros

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 21 octobre 2010 à 18H02

Voici le coup de gueule d'un voyageur. Jean-Pierre est arrivé à la Réunion après un vol entre Lyon et Saint-Denis de la Réunion. Ce 2 octobre, il atterrit à 10h45 et, à l'instar des 550 passagers, il s'engage dans l'aéroport Roland-Garros, vers le contrôle des passeports.

Après un long couloir, les passagers se trouvent devant deux escaliers, un mécanique et un classique. Passage obligé pour atteindre le niveau 0 et donc, descendre en direction des trois policiers chargés de vérifier l'identité des voyageurs.

"Certains des passagers ayant opté pour l'escalator mécanique se souviendront longtemps de leur arrivée à la Réunion !", lance Jean-Pierre, comparant la situation qu'il va vivre avec "le déchargement d'un camion basculant sa benne remplie de galets les uns sur les autres". Ici, les galets sont des personnes. "Pour 550 passagers, la salle avait une contenance beaucoup trop petite et l'évacuation se fait au compte-goutte le temps de la vérification des passeports", souligne le voyageur.

"J'ai décidé de témoigner pour éviter qu'un accident plus grave ne se produise"

Une fois cette salle saturée, les personnes qui se sont engagées dans l'escalier mécanique se sont retrouvées coincées en bas tandis que celui-ci continue de fonctionner : "il projette littéralement les personnes les unes sur les autres, et même si les premiers se serrent au maximum, les suivants sont propulsés à la vitesse de l'escalator. Dans la panique, certains arrivent à remonter à contre-courant l'appareil infernal. Mais les passagers pris au piège s'entassent, se piétinent, tombent au sol et reçoivent des coups de bagages à main".

C'est Jean-Pierre lui-même qui parvient finalement à trouver un bouton d'urgence sur le bord de l'appareil afin de le stopper. "Ce matin-là la casse humaine se limite à des chocs, éraflures diverses et une énorme panique. J'ai décidé de témoigner pour éviter qu'un accident plus grave ne se produise", explique-t-il. "Doit-on attendre des blessés graves pour réagir? Est-ce les mêmes responsables qui organisent l'arrivée en 2013 des 850 voyageurs de l'A380? Est-il normal que l'arrêt d'urgence ne soit pas facilement accessible?", interroge-t-il.

Jean-Pierre a rapidement interpellé la chambre de commerce de l'aéroport sur le sujet par le biais d'un questionnaire de satisfaction. Il appelle aujourd'hui toute personne ayant vécu cette même situation à se manifester, à témoigner et espère que la CCIR réagira. Un problème qui devrait se régler de lui-même si l'arrêt du contrôle d'identité à l'arrivée, en test pour les passagers en provenance d'Orly, est généralisé.

 

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