Attention à ces arnaques qui piègent des milliers de Réunionnais sur Internet

Bleu-blanc-rouge, Marianne, logos officiels, promesses de démarches "rapides"… Les faux sites administratifs continuent de piéger des milliers de Français chaque année. À La Réunion, et après plusieurs cas recensés ces dernières heures, la préfecture appelle à la vigilance.
On les croise souvent sans même s’en rendre compte. Une recherche Google pour refaire un passeport, demander une carte grise ou renouveler un titre de séjour… et soudain apparaît un site qui ressemble presque parfaitement à un portail officiel.
Mêmes couleurs que l’État. Même vocabulaire administratif. Parfois même une Marianne discrètement glissée dans un coin.
Sauf qu’en réalité, ce ne sont pas des sites publics. Les autorités rappellent que les démarches officielles doivent être effectuées exclusivement sur le site de France Titres - ANTS.
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À la préfecture de La Réunion, les autorités alertent justement sur la multiplication de ces faux sites administratifs qui surfacturent - voire détournent - certaines démarches pourtant gratuites ou peu coûteuses.
Le principe est simple : profiter de la confusion numérique.
Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, près d’un million de personnes seraient victimes chaque année de ces plateformes trompeuses en France, pour un préjudice estimé à 150 millions d’euros.
Le plus pervers, c’est que ces sites ne sont pas toujours totalement illégaux. Certains proposent réellement un "service d’accompagnement" payant pour effectuer des démarches administratives à votre place. Mais beaucoup jouent volontairement sur l’ambiguïté pour faire croire qu’ils sont officiels.
Plusieurs réflexes à adopter
Et les pièges sont nombreux.
Abonnements cachés. Paiements inutiles. Prélèvements automatiques. Vol de données personnelles. Certains internautes pensent simplement demander un extrait d’acte de naissance… avant de découvrir plusieurs dizaines d’euros débités de leur compte.
La préfecture rappelle donc plusieurs réflexes de base.
Premier réflexe, passer systématiquement par Service-Public.fr, le portail officiel de l’administration française.
Mentions légales
Deuxième réflexe, vérifier l’adresse du site. Les vrais sites administratifs français se terminent généralement par ".gouv.fr" ou parfois ".fr" pour certaines mairies. Les variantes comme ".gouv.com", ".gouv.org" ou les noms ultra-marketing sont souvent des signaux d’alerte.
Autre conseil, regarder les résultats sponsorisés sur Google. Les faux sites paient parfois pour apparaître tout en haut des recherches avec la mention "annonce".
Enfin, les autorités recommandent de lire attentivement les mentions légales et les conditions générales de vente avant tout paiement.
Signalement
En cas d’arnaque ou de doute, les consommateurs peuvent effectuer un signalement sur SignalConso, la plateforme de la DGCCRF dédiée aux fraudes et pratiques abusives.
À l’heure où presque toutes les démarches passent désormais par Internet, les arnaques administratives deviennent elles aussi de plus en plus sophistiquées.
Et parfois, le faux site ressemble tellement au vrai qu’il suffit d’un clic trop rapide pour tomber dans le piège.
La préfecture souligne également l’importance de vérifier les montants demandés lors des démarches administratives. Les paiements s’effectuent uniquement par timbre fiscal, disponible sur les plateformes officielles de Service-Public.fr et Timbres.impots.gouv.fr, ou auprès d’un buraliste agréé référencé sur Economie.gouv.fr.
Pour rappel, le coût du timbre fiscal pour un passeport est fixé à :
- 86 euros pour une personne majeure ;
- 42 euros pour un mineur âgé de 15 à 18 ans ;
- 17 euros pour un enfant de moins de 15 ans.


