Appel aux Réunionnais pour permettre l'ouverture d'un débat sur l'octroi de mer à la Réunion !

Mon invitation à un débat public sur l'octroi de mer n'ayant pas encore été relevée par les chefs des partis politiques, ni soutenue par les deux principaux journaux et télévisions locaux, je vous sollicite dès à présent, vous la population réunionnaise, afin que 46 d'entre-vous, 23 femmes et 23 hommes, me rejoignent pour se porter candidats aux prochaines élections régionales de décembre 2015.
Cette liste, qui aura pour titre "Pour un débat sur l'octroi de mer", sera apolitique et devra donc être composée exclusivement de candidats non encartés qui s'engageront à ne défendre que la liberté d'expression et d'information, c'est-à-dire à soutenir ma démarche et non pas obligatoirement à défendre mon positionnement sur le sujet.
Ainsi, cette liste sera ouverte à tous les Réunionnais quelle que soit sa position sociale, son orientation politique ou sa position dans ce débat. De même, cette candidature aura comme seule ambition de permettre l'ouverture de ce débat sur l'octroi de mer et rien d'autre, dans le seul but de donner aux Réunionnais la possibilité de s'informer sur les conditions et les conséquences de l'application de cette taxe à la Réunion et potentiellement, d'évaluer l'honnêteté intellectuelle de leurs élus passés et présents.
Malgré tout, il sera nécessaire pour garantir la probité de cette démarche que :
- aucun candidat de la liste ne soit encarté dans un mouvement politique, un mouvement syndical ou toutes autres organisations sociales partisanes (associations de défense de chômeurs, de consommateurs, de retraités, etc. ...), et tous devront le certifier sur l'honneur lorsqu'ils s'engageront en tant que candidat sur cette liste.
- tous les candidats devront s'engager par écrit à faire vivre ce débat dès leur élection et de démissionner au plus tard le 31 mars 2016, si la liste "Pour un débat sur l'octroi de mer" sort vainqueur de cette élection (c'est-à-dire obtient au minimum 24 sièges à elle seule) et en cas de défaite électorale, s'engager à démissionner aussitôt le nouveau président de la région élu (c'est-à-dire le soir du 18 décembre 2015), puisque notre ambition n'est pas d'être élu conseiller régional de l'opposition mais d'installer un débat sur l'octroi de mer.
- Et me concernant, je refuserai les indemnités liées à un éventuel mandat issu de cette élection, tout en suggérant à tous les autres candidats de la liste de le faire, sans pour autant les y contraindre.
Ainsi, chaque Réunionnais, mêmes ceux encartés dans un parti politique, pourra soutenir ou pas la tenue de ce débat par leur vote, et ce sans trahir leur conviction personnelle, puisque les élus qui se dégageront de cette liste ne défendent aucune idéologie politique ni aucun "clan" local, mais uniquement la liberté d'expression et d'information qu'offrent les débats, tout en étant rassuré par le caractère provisoire des mandats qu'ils accorderont (jusqu'au 31 mars 2016).
Par la suite, les Réunionnais, mieux informés sur la nature et les conséquences de cette disparité fiscale à leur encontre, initiés sur le positionnement des politiciens locaux sur le sujet, et convoqués à une nouvelle élection régionale, pourront alors élire leurs futurs conseillers régionaux, en tenant compte ou pas de ces informations sur l'octroi de mer, pour le reste du mandat.
La seule conséquence fâcheuse de cette démarche sera une pause politique de quelques mois au sein du conseil régional, puisque aucun engagement et décision politique ne seront prises durant cette courte mandature.
Si aujourd'hui j'insiste pour qu'il y ait un débat public sur l'octroi de mer, c'est parce que j'ai la conviction que l'octroi de mer est un poison pour l'outremer, et que les arguments avancés par les politiciens pour son application me paraissent complètement extravagants. Aussi, n'ayant pas la prétention de détenir la "vérité" sur un quelconque sujet, je m'en remets au débat pour confronter ma "vérité" à celle des autres, pour qu'il révèle les meilleures solutions à apporter pour sortir la Réunion de ses difficultés.
Mais l'ouverture d'un tel débat n'étant pas souhaitée par les élites de la Réunion au vu de leur lourd silence sur le sujet (un tel débat pouvant potentiellement révéler des fautes de comportement ou un manque de compétence, de leur part), et ce malgré tous mes efforts à les y amener, je sollicite la population réunionnaise pour qu'elle le leur impose par la privation de leur Graal du moment : la présidence du conseiller régional (tous les chefs des partis politiques sont dans les starting-blocks pour y parvenir, de Mr Paul Vergès à Mme Vanessa Miranville, imaginez alors le contre-coup que cela serait pour eux s'ils se retrouvent tous en même temps dans un simple fauteuil de conseiller régional d'opposition, contraints de justifier leur positionnement en faveur de l'octroi de mer et peut-être même, de devoir pour une fois rendre des comptes aux Réunionnais !).
Par ailleurs, si lors de la seconde élection régionale aucune liste sérieuse propose la mise en oeuvre des actions à mener révélées par ce débat, je me réserve le droit d'en conduire une pour le faire, quoique je n'aie jamais souhaité m'engager en politique et que je ne le souhaite toujours pas, pour proposer aux Réunionnais au moins une fois mes solutions, et ne pas fuir mes responsabilités envers celles et ceux qui auront soutenu ma démarche.
Voilà ce que j'ai à vous proposer pour permettre l'ouverture d'un débat sur l'octroi de mer, libre à chacun d'entre-vous de m'apporter votre soutien et de m'accorder votre confiance, ou pas, d'entendre ou pas autre chose que les boniments habituels des élus, car si ma détermination est généralement vigoureuse, elle n'est pas éternelle.
Et, si jusqu'à présent ma démarche a été assez bien accueillie par les quelques milliers de Réunionnais que j'ai croisés lors de mes distributions de tracts, je crois néanmoins, vu l'entêtement des élus à refuser ce débat, qu'il sera nécessaire que 46 autres personnes s'investissent elles aussi dans cette action.
Aussi, j'aimerais dire aux personnes qui seraient intéressées par cette "aventure", que comme elles je n'ai aucune expérience de la politique et encore moins de la gestion d'une collectivité locale, mais qu'en cas d'élection notre rôle consistera uniquement à favoriser ce débat, alors que les affaires courantes, que nous superviserons malgré tout, seront déléguées au personnel du conseil régional. Chacun utilisera alors au mieux de son expérience personnelle pour mener à bien leurs tâches durant ces quelques mois de cette mandature. Si "l'équipe de Freedom" à une époque s'en est sortie, il n'y a aucune raison pour que nous nous en sortons pas durant ces quelques mois...
Jimmy LAI-PEI
Récapitulatif : J'aurais rapidement besoin de 23 femmes et 23 hommes, inscrits sur la liste électorale à la Réunion, munis de leur carte d'identité ou de leur passeport en cours de validité, d'une attestation d'inscription sur les listes électorale (à retirer dans les mairies où vous êtes inscrits), éventuellement un bulletin n° 3 du casier judiciaire délivré depuis moins de trois mois (environ une semaine par internet), et cela avant la fin du mois d'octobre 2015, pour pouvoir proposer une liste de candidats pour les élections régionales de 2015 (avant le lundi 9 novembre 2015 à midi).
Sans notre participation à cette élection, nous serions contraints d'attendre 2021 pour pouvoir imposer ce débat à la classe politique.
Aussi, proposez-vous si vous souhaitez participer à ce combat (conseiller régional pour seulement 4 mois maximum) et rameutez vos proches, amis, collègues, etc..., susceptibles eux aussi d'être intéressés par cette démarche.
En faisant cela, vous ne vous engagez dans aucun parti politique, et le plus grand risque pour nous serait peut-être de paraître ridicule auprès des autres Réunionnais en cas de défaite cuisante, mais malheureusement tous les Réunionnais (nous y compris) sont déjà ridicules en subissant cette taxe depuis des années sans réagir, la seule différence est que les autres Réunionnais ne le savent pas encore.
Pour vous rassurer davantage, sachez que je n'ai aucune ambition politique, et que je n'appellerai à voter pour personne ni fusionnerai avec aucune autre liste, en cas de défaite dès le premier tour.
De même que mon seul combat est de permettre la tenue d'un débat sur l'octroi de mer, et si j'avais pu y parvenir sans le concours de qui que ce soit j'aurais été le premier ravi, car je me serais senti beaucoup moins "responsable" et tout à fait libre de poursuivre ou pas ce combat


