Anticor974 appel à faire de la lutte contre la corruption et de l’éthique de la vie publique une grande cause nationale

Par son impact très grave pour la confiance des citoyens dans la parole publique, l’affaire Cahuzac confirme l’urgence de notre appel à faire de la lutte contre la corruption et de l’éthique de la vie publique une grande cause nationale.
Il est en effet indispensable de sortir par le haut de ce scandale et d’empêcher que le « tous pourris » ne continue à se répandre.
1 Les élus condamnés pour fraude fiscale sur la sellette
Première mesure mise en avant par le chef de l'Etat : "Les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou corruption seront interdits de tout mandat public", a promis le président de la République dans un message vidéo enregistré.
2 La réforme du CSM accélérée
Deuxième annonce, le vote "dès cet été" de la loi réformant le Conseil supérieur de la magistrature, afin de "renforcer l'indépendance de la justice". Cette annonce n'en est cependant pas réellement une, puisque dès janvier, François Hollande avait annoncé que ce projet de loi serait examiné par le Parlement "avant l'été".
3 Renforcer la lutte contre les conflits d'intérêts
Enfin, le chef de l'Etat prévoit un texte de loi dans les prochaines semaines sur le contrôle du patrimoine des ministres et des parlementaires. Objectif : "Lutter de manière impitoyable contre les conflits d'intérêts."
« L’injustice ne peut trouver de réponse que lorsqu’elle est révélée, car, pour que l’homme puisse agir intelligemment, il lui faut savoir ce qui se passe réellement »
Défendre le droit fondamental à l’information
La liberté d’expression est un principe à valeur constitutionnelle. Elle suppose des citoyens librement informés, pouvant recevoir et rechercher librement des informations. Inscrite dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (Article 11 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme »), c’est la première liberté sur laquelle reposent les fondations des sociétés démocratiques. Il ne saurait lui être porté atteinte sans motif exceptionnellement grave.
De nombreux engagements internationaux souscrits par la France protègent cette liberté d’expression et ce droit du public à être librement informé qui en est la condition. Il s’agit notamment :
de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 :
« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »
de l’article 19 du Pacte de l’ONU relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966 : « Toute personne a droit à la liberté d’expression ; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix. »
de l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 : « Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. »
de l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne du 7 décembre 2000 : « Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontières. La liberté des médias et leur pluralisme sont respectés. »
En France, « l’imprimerie et la librairie sont libres », selon l’article 1er de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Enoncé lors de la démocratisation de la presse imprimée, ce principe de liberté s’applique depuis à l’ensemble des supports d’information, sans discrimination entre eux.
La loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004 dispose, en son article 1er : « Ainsi qu’il est dit à l’article 1er de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, la communication au public par voie électronique est libre. »
il n'y a pas de crise on vous ment, c'est la corruption qui gangréne la société et engendre la crise,
il vous suffit de vérifier de consulter
l' argent coule à flot, sans jamais servir pour les bonnes causes
L’injustice ne peut trouver de réponse que lorsqu’elle est révélée, car, pour que l’homme puisse agir intelligemment, il lui faut savoir ce qui se passe réellement .


