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Air France se moque de la Réunion, sa vache à traire

Ecrit par zinfos974 – le lundi 26 avril 2010 à 09H33

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Depuis toujours avec Air France, l’opérateur historique aérien à la Réunion, aussi bien à l’époque heureuse du monopole, que depuis la privatisation, les Réunionnais, clientèle captive, et leurs touristes affinitaires ou classiques, sont traités par-dessous la jambe. Au temps des "vols des favelas" avec les vieux B747 en limite d’âges, ont succédé les B777-300 ER d’Air France agencés en "bétaillère pour domiens captifs" avec 472 sièges, 14 affaires, 36 alizés et… 422 sardines domiennes alors que sur les lignes internationales très concurrentielles ils sont agencés en 310 sièges 8 affaires, 67 alizés et 235 tempos pour ne pas risquer de perdre une clientèle qui a l’habitude de ce type d’appareil long courrier très utilisé dans le monde. Chacun peut sur internet s’assurer de la réalité de ce terrible constat dressé par COLL’AIR.

Avec la crise du volcan islandais, le profond mépris d’Air France pour la Réunion, sa vache à lait, s’est fortement manifesté sur deux plans prouvant que pour cette compagnie, à Paris, l’intérêt de ses clients passait loin, très loin derrière l’intérêt de l’entreprise. En premier, cette compagnie n’a pratiquement pas communiqué avec ses clients en souffrance à la Réunion car, c’est une évidence, les moyens aériens pour rapatrier au plus vite les passagers, étaient prioritairement mobilisés sur les lignes fortement concurrentielles, laissant des milliers d’infortunés à Gillot dans l’ignorance et "la démerde". Plutôt que de rapatrier ses clients "en rade" à Gillot, Air France continuait à vendre ses billets et à remplir ses vols avec les partants, allant même sans honte jusqu’à proposer "aux naufragés" de racheter des billets pour pouvoir partir sur les vols programmés ! Quelle image de la destination touristique "Réunion" Air France a donné aux milliers de touristes qui ont vécu ces heures et ces jours de mépris et de désinvolture. Dans le même temps, Corsair et Air Austral remplissaient leurs devoirs en traitant comme il convenait leurs clients.

Il a fallu le ras-le-bol et la colère des "naufragés" de Gillot pour que le Préfet prenne enfin des dispositions d’urgence pour mettre un terme à ce scandale épouvantable pour l’image de marque de la Réunion mais aussi et surtout d’Air France, fidèle à elle-même dans son traitement de la destination Réunion et des Réunionnais.

COLL’AIR exprime son entière solidarité à l’égard de ces milliers d’amoureux de notre île et leur présente les excuses attristées des Réunionnais qui, insulaires, ont toujours su accueillir et respecter comme il convient leurs visiteurs.

 

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