Santé

Dengue à La Réunion : Plus de 500 cas confirmés en une semaine, des renforts nationaux prévus

Mardi 19 Mars 2019 - 16:55

Dengue à La Réunion : Plus de 500 cas confirmés en une semaine, des renforts nationaux prévus
Du 4 au 10 mars 2019, 566 cas de dengue ont été confirmés, indiquent la préfecture et l'ARS. L’épidémie de dengue se poursuit avec plus de 500 cas confirmés par semaine.

Actuellement, les foyers actifs sont toujours localisés sur les communes du Sud de l’île, même si la dispersion des cas est importante, avec 22 communes touchées. En perspective d’un pic épidémique prévu mi-avril, 50 militaires de la sécurité civile viendront renforcer le dispositif de lutte anti-vectorielle sur le terrain.

Par ailleurs, alors que le nombre d’hospitalisations et de passages aux urgences continuent d’augmenter, les établissements hospitaliers prennent, dès à présent, les mesures nécessaires pour faire face à une situation épidémique croissante dans les semaines à venir.

Les établissements hospitaliers publics se préparent à une situation épidémique majeure

A la demande de l’ARS Océan Indien, les établissements hospitaliers publics, et en première ligne le CHU de la Réunion, ont élaboré un plan de réponse pour se préparer à prendre en charge un afflux important de cas de dengue aux urgences et dans les services d’hospitalisation. 

Dès à présent, le site Sud du CHU a mis en place, au niveau des urgences, un circuit spécifique pour la prise en charge des personnes venant consulter pour une suspicion de dengue. Une telle organisation pourra être mise en place dans les autres secteurs (CHU site Nord, CHOR, GHER) selon l’évolution de la situation dans ces territoires.

Des renforts nationaux prévus

Au regard des modélisations réalisées par l’Institut Pasteur et Santé Publique France, un pic épidémique pour la mi-avril aux alentours de 800 à 1 500 cas confirmés par semaine est prévisible Ainsi, pour faire face à cette urgence épidémique, 50 militaires de la sécurité civile (10 agents coordonnateurs et 40 agents de lutte anti-vectorielle) sont attendus sur l’île. Ils pourront ainsi appuyer les services de la LAV dans les actions de traitement, ainsi que les arrondissements pour la coordination des opérations.

Les cas ont été identifiés dans 22 communes, dont les foyers les plus actifs sont situés à :

- La Rivière Saint-Louis (128 cas)
- Saint-Louis (107 cas)
- Saint-Pierre (51 cas)
- L’Etang-Salé (39 cas)
- Ravine des Cabris (36 cas)
- Petite Ile (24 cas) > nouveau foyer identifié

Au total, depuis le début de l’épidémie, on enregistre : 9 183 cas autochtones (dont 2 307 cas depuis le 1er janvier 2019), 236 hospitalisations pour dengue (dont 80 hospitalisations depuis le 1er janvier 2019), 628 passages aux urgences (dont 153 passages depuis le 1er janvier 2019), 6 décès dont 3 ont été considérés, après investigations, comme directement liés à la dengue. Plus de 33 000 cas cliniquement évocateurs sont estimés (dont plus de 7 000 depuis le 1er janvier 2019)
N.P
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1.Posté par zorro le 19/03/2019 18:29

Il existe un petit Député Réyoné pour trouver colonialiste la venue de ces 50 militaires.
Mais quel genre de courants d'air peut bien souffler dans sa tête de piaf?
Va-t-il aussi s'insurger contre les renforts colonialistes que l'on envoie au Mozambique suite à l'hécatombe du dernier cyclone?
La bêtise crasse de ce mec est désolante.
Il pourrait faire un concours de préjugés et de sectarisme avec Brigitte Bardot, et peut-être bien le gagner.

2.Posté par La vérité vraie... le 19/03/2019 19:04

Mouahahahahahahahaha ! Les zoreys arrivent la DENGUE est vaincue ! VICTOIRE !

3.Posté par Aurore le 19/03/2019 21:48

C'est quand même bizarre... En Angleterre il pleut souvent. Il y a des moustiques aussi. Mais pas de dengue... Cherchons l'erreur... Est-ce qu'on cherche à polluer encore plus l'environnement ?

4.Posté par Fredo974 le 20/03/2019 09:44

POST 3 AURORE

A l'animaliste végane : l'Angleterre ne se situe pas en milieu tropical ...
Toi comprendre ?
C'est toi qui pollue l'environnement avec tes âneries ..

5.Posté par DUBOIS le 20/03/2019 13:53

En effet, la dengue est liée à un moustique que l'on retrouve principalement en milieu tropical, il s'agit du moustique tigre reconnaissable à ses pâtes tacheté, il aime les milieux chaud humide et stagnant pour pondre, comme les mangroves par exemple ( en général les premiers endroits traités en cas de d'épidémie).

6.Posté par Frédolino le 22/03/2019 16:20

4.Posté par Fredo974
Cela n'a rien à voir avec le climat !
Les moustiques sont pourtant présents en France métrop' et en Europe , et pas uniquement près de la méditérranée, de nos jours les moustiques sont quasiment partout ,t même au Canada mon cher ami . Oui, oui, vous avez bien lu, MÊME AU CANADA !
Bon d'accord: il y en a surement moins, au km² que dans les zones tropicales mais un seule suffit pour introduire un virus ...

7.Posté par Dr Anonyme le 25/03/2019 11:26

Peut-t ‘on préconiser l'usage de l'ivermectine pour lutter contre l'épidémie de la dengue ? L’ivermectine concentre son action toxique sur la neurotransmission des seuls invertébrés (dont font partie les moustiques) ainsi d'ailleurs que sur tous les autres parasites invertébrés. Elle est, par contre, sans action chez les mammifères. Ce sont des vertébrés ne possédant pas la même neurotransmission. C'est ce qui permettrait une action sur tous ces parasites sans déranger leurs hôtes mammifères.

Premier effet : toute une série de parasites seraient ainsi traités. L’ivermectine est un antiparasitaire à large spectre déjà bien connu traiter les maladies suivantes : l’onchocercose, la rosacée, la filariose lymphatique de Bancroft (autrefois très répandue : gros pat, gros grain), la filariose à Loa Loa (africaine), l’anguillulose, l’ascaridiose, l’oxyurose (autrefois très répandues), la larva migrans cutanée, la gale, le palu malgache. Peut-être même la pédiculose du cuir chevelu (poux).

Second effet : les moustiques sains qui viennent piquer des patients atteints de la dengue, boivent ainsi de l'ivermectine trouvée dans le sang de ces patients et meurent. Ceci casserait la transmission à partir des personnes atteintes. Quant aux personnes traitées par de l'ivermectine pour tel ou tel parasite, les moustiques qui viendraient piquer ces patients ayant pris de l'ivermectine pour leurs parasites ou même pour faciliter la lutte contre la dengue meurent également. Ceci casserait la transmission à partir des personnes ayant pris de l'ivermectine infestés ou non par des parasites.

Qui peut décider ?

8.Posté par Vanessa le 11/04/2019 09:34 (depuis mobile)

@Dr anonyme en principe c est le ministre. Pour le chikungunya il avait décidé que c était juste "une grosse grippe "et qu on pouvait bien attendre...

9.Posté par Dr Anonyme le 11/04/2019 11:31

D'après un récent sondage de l’ARS, sur 400 personnes réparties sur l’ensemble de l’île, les Réunionnais interrogés au téléphone sont conscients de la dangerosité du virus. Bonne nouvelle !

Par contre, ils ne savent rien sur la façon dont la dengue peut s’aggraver par recontamination à l’origine des cas sévères.

Les laboratoires savent que le virus de la dengue est, en fait, classé en 4 sérotypes : DEN1, DEN-2, DEN-3 et DEN-4. Mais l’ARS n’a pas encore publié ses statistiques. On les attend !

Ce virus, sous ces quatre sérotypes réunis, est l’un des plus répandus à travers le monde (tropical et non-tropical) et on dénote environ 100 millions de cas chaque année de sa maladie. La variété bénigne est souvent sous la forme bénigne. (Wikipédia) c’est-à-dire sous un premier sérotype

10.Posté par Dr Anonyme le 12/04/2019 09:43

Il nous manque encore la répartition mondiale et locale des sérotypes. C’est important. La guérison d’une dengue bénigne entraîne une immunité uniquement contre le sérotype de la première infection.

L’immunité, après guérison d’une dengue bénigne d’un sérotype, n’est que temporaire. Les autres sérotypes peuvent ajouter un sérotype par un second moustique ce qui donne une dengue sévère.

Il ressort de ce sondage de l’ARS que 71% des personnes interrogées savent que les (larves des) moustiques naissent dans l’eau stagnante (mais ils ignorent que les œufs sont encore non contaminés et peuvent même survivre sains dans la sécheresse et dans les herbes surtout dans les ravines); que 91 % confirment que les moustiques transmettent des maladies (en oubliant les porteuses saines que sont les chauves-souris qui gardent les quatre souches de dengue durant de nombreuses années) ; que 89 % savent que la dengue est dangereuse (sans dire que les cas sont aggravés par les autres sérotypes).

Autre constat qui nous sauve en partie: la population semble globalement bien touchée par les campagnes de communication : 99 % déclarent avoir entendu parler de la dengue, 68 % déclarent avoir vu une campagne récemment. Est-ce suffisant ? Je ne crois pas !

Par ailleurs, les pratiques de prévention sont globalement assez bien appliquées car plus de 80 % déclarent éliminer régulièrement les gîtes larvaires (sans s’occuper des trous d’eau des ravines), 85 % disent se protéger des piqûres de moustiques, et près de 50 % utilisent régulièrement des répulsifs.

Par contre, personne n’est averti qu’un malade atteint de la dengue, doit être particulièrement isolé, au moins 20 jours, afin qu’un moustique (bien intentionné pour la nourriture de ses oeufs) ne vienne piquer le malade déjà malade puis pique son voisin sain puis sa voisine saine. Cela se nomme une épidémie.

Or la lutte contre les moustiques est illusoire. C’est un combat qui n’a jamais été gagné y compris même avec des insecticides dangereux. Il faut lutter contre l’épidémie avec d’autres moyens différents.

Information. Certaines régions endémiques du monde sont infestées par les filarioses de Bancroft et de Médine et le paludisme. La population y bénéficie, déjà et régulièrement, de traitements par l'ivermectine pour ces deux filarioses. Cela marche. C'est de l'acquis.

Le Lancet a lancé l'idée que cette molécule pourrait également prévenir le paludisme. Il est probable que les moustiques anophèles, ingérant de l’ivermectine dans le sang des personnes traitées ne survivent pas à cette prise, réduisant ainsi le risque de transmission à l’échelle de la communauté.

Peut-t-on reprendre l’idée originale du Lancet et préconiser, chez nous, l'usage, inédit mais non interdit, de l'ivermectine un antiparasitaire pour lutter contre l'épidémie de la dengue de la Réunion?

Comment est-ce possible ? Les personnes atteintes de la dengue et traitées par de l'ivermectine portent de quoi faire mourir les moustiques qui les piqueraient. N’est-ce pas bien plus simple et plus efficace ?

Selon zinfos974 pensez-vous que l'État gère comme il le faudrait la crise dengue ? Surprise ! 9% de Oui et 91% de Non !

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