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446.500 touristes à la Réunion en 2012, une baisse de la fréquentation modérée

L'IRT et l'Insee ont conjointement présenté ce jour, lors d'une conférence de presse, les résultats des chiffres touristiques sur l'année 2012. Ils révèlent une baisse de 5,3% de la fréquentation des touristes sur notre île, suite au boom de 2011. Des chiffres à nuancer au regard du contexte économique et de la tendance générale, selon l'IRT.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 24 avril 2013 à 21H51

Voyages moins nombreux, séjours moins longs, hausse des offres "dernière minute" trouvées sur Internet,... Voilà des signes révélateurs de la tendance générale à moins voyager ou à moindre coût du fait d'un contexte économique difficile. Au vu de ces constats, la Réunion subit une baisse marquée de sa fréquentation touristique en 2012 mais l'IRT estime que cela aurait pû être pire...

 

Avec 446.500 touristes, notre île subit une baisse de 5,3% par rapport à 2011, soit 25.000 personnes en moins. Ce résultat reste toutefois supérieur de 6,2% par rapport à 2010. Chez nos voisins de l'océan Indien, les chiffres sont plus marquants : - 13,2% de clientèle française à Maurice, -18% aux Seychelles, -4,9% aux Maldives. 

 

Le tourisme en provenance de la France métropolitaine reste largement majoritaire (80%). Mais sa diminution est à l'origine de la baisse de la fréquentation sur 2012. "La Réunion a plutôt bien résisté à la morosité. Je constate que cette baisse du marché français a été quelque peu compensée par les autres parts de marché. Ceci m'amène à penser que la politique que nous menons depuis plusieurs mois pour une diversification des marchés est une bonne chose", a commenté le directeur de l'IRT, Pascal Viroleau. 

 

Les touristes en provenance de la zone océan Indien ont en effet été plus nombreux. Un point positif sur lequel a insisté la présidente de l'IRT, Jacqueline Farreyrol : "Je travaille activement avec le ministère de l'Outre-mer et le ministère de l'Intérieur sur le dossier de l'exemption des visas. C'est en bonne voie pour les sud-africains, et les pourparlers sont en cours pour la Chine et l'Inde". La zone océan Indien représente aujourd'hui 10% du tourisme à la Réunion. 

 

Autre constat, le tourisme d'agrément (venu pour visiter l'île) est toujours devancé par le tourisme affinitaire (visite famille, amis), 40% du total. Le tourisme d'affaire est, lui, stable, et représente 10% de l'ensemble des touristes en 2012.

 

Enfin, s'ils sont légèrement moins nombreux, les touristes restent aussi longtemps qu'en 2011 : 17 jours en moyenne, pour une dépense par personne d'environ 705 euros. Côté hébergement, la baisse du tourisme d'agrément provoque une baisse de la fréquentation hôtelière, pôle le plus touché. "Début 2013, on devrait avoir stoppé la baisse, mais la situation est encore fragile. Les prévisions sont quasi-invisibles", a précisé Fabrice Manson, vice-président de l'IRT. 

 

A la fin de leur visite, les touristes sont unanimes: Plus de 95% des personnes sondées sont satisfaites ou très satisfaites de l'intérêt touristique et de la qualité de l'accueil. Toutefois, la question aérienne demeure problématique. 16% des interrogés sont moyennement satisfaits ou insatisfaits de la qualité du transport aérien et 25% estiment le rapport qualité/prix de la destination Réunion moyennement insatisfaisant. 

 

L'objectif de 600.000 touristes à l'horizon 2015 semble bien compromis. Communication, desserte aérienne, hébergement… Il faudrait pouvoir actionner tous ces leviers incontournables, de façon simultanée, pour atteindre un tel objectif. Pascal Viroleau, le directeur de l'IRT, y croit encore mais nuance tout de même : "C'est compliqué mais possible. Ces objectifs peuvent aussi être réadaptés au vu des différents éléments évoqués (contexte économique, arrêt de certaines liaisons aériennes, conséquences de la crise requin,…). On doit peut-être travailler davantage sur les retombées économiques que sur les chiffres…", a-t-il analysé.

 

 

 

En bref

 

Malgré un budget communication plutôt réduit au regard des ambitions de notre île (5 millions d'euros, à titre de comparaison il est 10 fois plus important à l'île Maurice), l'IRT poursuit son travail de promotion.
Depuis plusieurs mois, la structure travaille sur une stratégie de communication plus personnalisée. "La tendance veut que l'on propose un produit très ciblé. On met de côté la communication généralisée pour lui préférer une offre à thème, sur la plongée par exemple, ou la photographie, la culture… Par ailleurs, les enquêtes montrent que les attentes prioritaires des touristes tourne autour du soleil et de la nature, c'est tout ce que l'on a à leur offrir", a commenté Pascal Viroleau.

 

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