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Rythmes scolaires à la Possession: "Impulser une nouvelle dynamique"

Ecrit par Ludovic Grondin – le mercredi 17 avril 2013 à 15H56

L'intersyndicale de l'Education a mobilisé ce matin, à la Possession, une centaine d'enseignants et parents inquiets de la réforme des rythmes scolaires, applicable dès 2013 dans la ville de Roland Robert.

Après un échange d'une heure et demie, les deux camps sont repartis dos à dos. Jean-Hugues Savigny, adjoint aux finances, tente de persuader du bien-fondé d'une application dès la rentrée scolaire 2013.

"C'est avant tout une décision du conseil municipal qui a été prise", fait tout d'abord remarquer l'élu. L'ordre du jour du conseil du 27 mars affichait en effet tout l'intérêt de la commune à profiter de l'aubaine de la réforme pour accentuer sa politique éducative.

"La Ville a déjà, depuis de nombreuses années, fait de l’Education sa priorité, c’est l’occasion d’impulser une nouvelle dynamique en augmentant notamment le taux d’encadrement et les activités proposées. Améliorer la qualité du service proposé aux enfants pendant les différents temps d’accueil dans le cadre du Projet Educatif Du Territoire (PEDT)", tels étaient les souhaits présentés en conseil municipal il y a moins d'un mois.

"Je pense qu'il y a des a priori au niveau des enseignants et des parents qui imaginent que l'on a pris cette décision contre eux", c'est tout l'inverse qui sera proposé aux enfants, affirme Jean-Hugues Savigny. "Ils sortiront de la pause méridienne en meilleur état", affirme-t-il. L'élu prend en ligne de compte le renforcement du taux d'encadrement de la marmaille comme l'une des clés de cette transition vers la semaine de 4,5 jours. "Nous aurons un encadrant pour 18 enfants en élémentaire et un encadrant pour 14 élèves de primaire", assure-t-il.

La municipalité sollicitera l'intégralité du personnel encadrant périscolaire dans l'enveloppe des fameux contrats d'avenir, contrats destinés aux moins de 25 ans. "Avec les services de l'Etat, on a pour l'instant un accord de principe", rassure-t-il. En tout, la Ville pense recruter 200 emplois d'avenir. Certains ont déjà été recrutés.

Dans le cas où le projet ne serait pas retenu, elle sera contrainte de reporter l’application de cette réforme à la rentrée de 2014, a prévenu la mairie.

 

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