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Téléphérique de la Montagne: Une délégation dionysienne se rend en Colombie

Sur le papier, la destination Colombie peut interpeller. Didier Annette, collaborateur du maire, et Gérald Maillot, premier adjoint à la mairie de Saint-Denis, se rendront très prochainement à Medellín en Colombie, sur les bons conseils de l'AFD (Agence Française de développement) pour venir étudier le système de téléphérique (Metrocable) installé dans la capitale colombienne. Le but de ce voyage ? Finaliser l'étude menée pour la construction d'un téléphérique entre le centre-ville de Saint-Denis et le quartier de la Montagne.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 13 mars 2013 à 14H09

"Nous venons d'achever l'étude de faisabilité pour la construction d'un téléphérique entre le centre-ville de Saint-Denis et la Montagne. Un projet porté en partie par la Cinor. C'est à l'occasion de la signature d'un partenariat entre la Ville de Saint-Denis et l'AFD, que le directeur général de l'Agence (ndlr : lors d'un déplacement de Dov Zerah à St-Denis en août 2012 pour la signature d'accord dans le cadre de l'accompagnement du programme pluriannuel d’investissement (PPI) de la commune pour la période 2012-2015) nous avait soufflé l'idée de nous rendre à Medellín en Colombie pour voir ce qui se faisait en matière de transport par téléphérique", explique Didier Annette, collaborateur du maire de Saint-Denis.

L'idée sur le papier est intéressante. Construire un téléphérique entre le centre-ville de Saint-Denis et la Montagne pour désengorger la RD41, route de la Montagne, de son flux quotidien, environ 13.000 véhicules empruntent cet axe tous les jours, et proposer une nouvelle solution de transport en commun. "A Medellín, ce système de transport a permis de désenclaver les quartiers populaires de la ville", souligne-t-il.

"L'implantation du téléphérique à Medellín s'est faite dans un contexte géographique similaire à celui de St-Denis"

"On se rend à Medellín pour avoir une vision globale, avoir le ressenti de la population, son fonctionnement et se rendre réellement compte du prix d'un tel système", ajoute-t-il. Selon les premières estimations, le projet pourrait coûter environ 18 millions d'euros. Mais c'est surtout sa facilité de mise en place qui intéresse la mairie de Saint-Denis. "Au delà du prix intéressant, nous aurions moins de problèmes de foncier pour l'installation du téléphérique. C'est une alternative au réseau ferré en terme de foncier et en rapidité de mise en oeuvre", précise Didier Annette. Pour faire marcher le téléphérique, il faudra "simplement" implanter deux gares et des pylônes. "On gagnera de nombreuses années de travaux", ajoute-t-il.

Mais alors pourquoi Medellín et non une destination moins "exotique" et plus proche de la Réunion ? "On était loin de se douter qu'un tel système de transport existait là-bas", explique-t-il. Le Metrocable de Medellín est géré par le réseau de métro. C’est un système de télécabine monocable qui peut transporter au maximum 3.000 passagers par direction et par heure. Trois lignes existent et le système a rencontré un grand succès en Amérique du Sud (Caracas au Vénézuela a installé le même type de téléphérique). Il a permis de désenclaver les quartiers desservis, tout en contribuant à une importante chute de la criminalité. "L'implantation du téléphérique à Medellín s'est faite dans un contexte géographique similaire à celui de Saint-Denis", précise Didier Annette.

Et dans cette période de chasse aux dépenses superflues dans les collectivités, rigueur budgétaire oblige, Didier Annette tient à préciser : "Il ne s'agit pas d'un voyage d'agrément. Nous voyagerons en classe économique. Nous avons à la mairie de Saint-Denis une politique de déplacement à budget réduit". Nous voilà rassurés !

 

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