Boucan Party: Les autorités bien parties pour rempiler chaque vacances scolaires

La Boucan Party première du nom du 16 janvier dernier avait surpris tout le monde. Il y a moins de deux mois, le phénomène avait été jugé comme une fête sans lendemain. Mais force est de constater que l'exception devient la règle, à chaque vacances scolaires. Les commerçants sinistrés de 2012 sourient, les autorités accompagnent bon gré mal gré cette folie estivale par 32°.
Ce 6 mars, c'est une nouvelle déferlante qui a surfé sur l'esplanade et dans l'eau de Boucan Canot. "Nous avons eu des échos de cette manifestation hier (mardi, ndlr). C'est la préfecture qui a suivi l'évolution des échanges sur les réseaux sociaux avant d'en perdre la trace. Au final, on ne savait pas si l'appel au rassemblement allait être suivi ou pas" reconnaît Gina Hoarau, directrice de la sécurité publique à Saint-Paul.
Si l'ambiance était d'un ton convivial, esprit vacances oblige, elle admet que des petits désagréments olfactifs émanant d'un produit illicite bien connu auront pu incommoder les familles et autres plagistes sur site.
"C'est bien, mais faut prévenir quand même un peu la commune et les autorités et pas faire n'importe quoi. Mais c'est bien, ça permet de se rassembler et ça crée une communauté" disent, satisfaits de leur déplacement depuis Saint-Louis, Jordan et Eymeric, respectivement 19 et 17 ans. "Nous sommes venus par nos propres moyens, en voiture, avec un groupe d'amis". En forme de pied de nez aux autorités, ces derniers affirment que l'idée de cette Boucan party, leur avait été soufflé "il y a environ deux semaines".
C'est quand les prochaines vacances ?
Mégaphone à la main, Yann tente de canaliser l'énergie débordante de ce bon millier de lycéens, même s'il n'est en rien l'initiateur de cette journée. D'ailleurs, le ou les organisateurs ont du mal à être identifiés. "Ils ne sont pas présents", croit savoir ce Saint-Paulois des hauts, venu en bus. Même son de cloche du côté de la sécurité publique qui indique qu'aucun organisateur ou initiateur n'a pu être localisé, contrairement à janvier dernier. Un organisateur qui avait été auditionné, comme nous l'avions révélé à l'époque, par les gendarmes de Saint-Paul, confirme Gina Hoarau. Peu importe, la fête continue.
"Un harlem shake est prévu mais ça dépend de la motivation des gens, on ne peut pas le faire prendre comme ça", explique Yann, 21 ans, qui envoie un "big up aux organisateurs"', d'où qu'ils soient. A deux pas de là, les défis hip hop à même le sol de l'esplanade sont filmés avant de finir sur la toile.
En traversant la route, les commerces alimentaires font le plein. "On est monté en effectif", répond un serveur débordé de La Case Bambou. 16h, policiers municipaux et gendarmes travaillent de concert. Tous ont déjà coché les dates des prochaines vacances...




