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Avec seulement 4 spécimens, le bois mapou lutte contre sa disparition

Quasiment inconnu à La Réunion, et pour cause, il n'en reste que 4 spécimens dans l'île, le pisonia lanceolata fait l'objet d'un plan de sauvegarde mené par le Conservatoire Botanique National de Mascarin (CBNM).
Ecrit par zinfos974 – le lundi 25 février 2013 à 06H43

L’arbre Pisonia lanceolata (Poir.) Choisy, de la famille des Nyctaginacées, est une des espèces endémiques de La Réunion et de Maurice les plus méconnues du public. On pourrait presque la qualifier de "mystérieuse". Elle a semble t-il perdu son nom péi, ou bien, n’a t-elle jamais existé à La Réunion?

Elle est en revanche connue à Maurice sous les noms vernaculaires de bois mapou ou bois cassant. Il semble que cette espèce, remarquable à bien des égards, ait toujours été rare dans les milieux naturels de notre île.

L’espèce ne persiste aujourd’hui dans la nature que sous la forme de quatre spécimens (arbres) sauvages isolés connus : un est localisé dans le massif de La Montagne (commune de Saint-Denis), un autre à Grand Bassin (Tampon) et deux autres se situent aux Makes (Saint-Louis).

 

Le CBN-CPIE* Mascarin a rédigé en 2007 le Plan Directeur de Conservation de l’espèce1. Depuis peu, des actions concrètes et partagées ont été entreprises pour la conservation de cette espèce aussi bien au niveau ex situ que in situ.

Opération plantation aux Colimaçons

Dans le cadre de ses missions d’agrément national, afin de mieux connaître et suivre la phénologie de l’espèce et de mieux comprendre son complexe système de reproduction, le Conservatoire Botanique National de Mascarin a décidé de conforter ses collections conservatoires ex situ sur son site des Colimaçons en plantant des individus de l’espèce. "Il s’agira autant que possible de favoriser la production de semences pour la production de plants et le renforcement futur de populations naturelles, tout particulièrement celle de Grand Bassin", explique Luc Gigord, directeur scientifique au CBNM.

Au delà, "il s’agira de mettre à l’honneur nos botanistes naturalistes partenaires qui réalisent sur le terrain un formidable travail de fourmi permettant de retrouver des individus d’espèces que l’on pensait parfois disparues".

*Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement

 

Avec seulement 4 spécimens, le bois mapou lutte contre sa disparition

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