"Commençons déjà par utiliser ce que l'on nous donne avant de réclamer d'autres moyens"

En tant que principal financeur du dispositif emplois verts, l'Etat, représenté par le préfet de la Réunion, Michel Lalande, a tenu à s'exprimer au sujet de l'accord trouvé avec la Région sur la pérennisation du dispositif emplois verts et des 2.500 contrats jusqu'au 31 décembre 2012.
"On a réussi à mettre sur la table ce qui nous rapprochait avant de mettre ce qui nous opposait (…). La question de la filière verte à la Réunion ou la question de l'entretien de notre patrimoine naturel est un sujet fondamental que rien ne pouvait nous opposer dans la prise en compte de la question de l'environnement", a expliqué Michel Lalande. En partant de ce principe, le préfet et la Région se sont penchés sur la question des "moyens" susceptibles d'être mis à disposition pour "entretenir notre patrimoine", a-t-il souligné.
Cette réunion était l'occasion de voir le préfet pour une de ses dernières sorties médiatiques. Il doit être remplacé la semaine prochaine par Jean-Luc Marx. Quant à Michel Lalande, il prendra la direction de la région Basse-Normandie. Et le préfet n'a pas hésité à "tacler" les responsables politiques locaux dans leur gestion des contrats aidés à l'année.
"Ce qui nous rapproche, la défense de l'environnement, est plus important que ce qui nous oppose"
"Sur les moyens, on peut toujours dire qu'il n'y en a jamais assez. J'ai toujours entendu cela à la Réunion, même quand je rendais 1.800 contrats (ndlr: non-utilisés par les collectivités) en décembre 2011 au gouvernement. Le gouvernement a également constaté que 1.200 contrats n'avaient pas été utilisés à la fin juin 2012. Il n'y a jamais assez de moyens. Sauf qu'en période de gestion budgétaire ajustée, on regarde de près les résultats obtenus", souligne Michel Lalande. "Commençons déjà par utiliser ce que l'on nous donne avant de réclamer d'autres moyens", lâche-t-il, sourire aux lèvres. Une réponse aux différentes demandes qui ont émané ces dernières semaines, notamment de la part des maires des communes qui avaient reporté la rentrée scolaire faute d'un nombre suffisant de contrats aidés.
Au terme de la réunion entre l'Etat, la Région et le collectif des salariés des associations emplois verts de la Réunion, le préfet a tenu à rappeler l'engagement de l'Etat dans la "continuité" de l'entretien du patrimoine naturel de la Réunion. "Ce que nous avons convenu au regard de l'effort financier du Conseil régional est que l'Etat sera aux côtés des collectivités territoriales pour permettre de continuer à entretenir le patrimoine naturel de la Réunion (…). Ce qui nous rapproche, la défense de l'environnement, est plus important que ce qui nous oppose, c'est à dire l'utilisation de ces contrats aidés pour peu que l'on veuille bien mettre la transparence nécessaire dans l'utilisation de ces emplois", conclut Michel Lalande.


