La Fête du Travail 2012 sent-elle encore le parfum de muguet?

veut aussi une fête du "vrai" travail, semble-t-il, ce qui sous-entend beaucoup de choses !
C'est également un jour de fête pour le muguet, car la tradition populaire veut qu'on offre un brin de muguet comme porte bonheur…
Mais, en ce 1er mai 2012 dit fête de travail, embaume déjà un autre parfum, un parfum électoral.
A ce sujet, la venue du Ministre du travail, de l'emploi et de la santé, ce lundi en meeting électoral à St-Pierre, annoncera probablement du nouveau concernant l’enveloppe financière manquante pour la construction du nouvel l’hôpital de l’Ouest (le Pôle Sanitaire Ouest).
Quoi qu’il en soit, il fera sûrement un commentaire sur le taux chômage qui a atteint un pic record près de 10% en Métropole, qui a été annoncé cette semaine.
Tandis qu’à la Réunion, nous battons de record en record à plus de 33% ce jour, avec un taux de chômage spécial pour notre jeunesse à plus de 62%.
Pourquoi insister sur ces chiffres me direz-vous ?
Parce qu’il y a cinq ans, le candidat M. Sarkozy a fait ses priorités, la lutte contre le chômage et le pouvoir d’achat.
Il a écrit dans sa profession de foi que "Le droit du travail sera unifié et aidera chacun à retrouver rapidement un emploi en cas de chômage. Le droit du travail sera réformé pour inciter les entreprises à embaucher(.) Je souhaite que nous atteignions le plein-emploi en moins de cinq ans. C’est possible. Chacun pourra avoir un travail stable à temps complet, je pense notamment aux femmes. C’est ainsi que nous lutterons le mieux contre la pauvreté et l’exclusion…".
Le résultat est têtu cinq ans après, nous sommes à un taux de 10 % en Métropole, et de très loin du plein-emploi promis.
Echec de sa politique ? Il nous dira que c’est la crise. Bien sûr, la crise aura bon dos dans ses réponses.
Alors, j’imagine bien, que le bulletin de vote du 6 mai sera un brin, non pas de muguet mais de rose, que les électeurs offriront à un des candidats ce dimanche.
Comme avait dit M. Chirac "Les promesses n’engagent que ceux qui y croient", moi je les ais crues, il y a cinq ans...
Jean Claude.


