Lettre ouverte à Bernard Tillon, Secrétaire général à la Fédération Réunionnaise du B.T.P.

Vous voyez, Monsieur, vous aussi ne savez pas « y faire »… jusqu’à trahir notre bon Préfet Macionni en disant – je le crois – seulement la vérité. (Quotidien du 16.09.09) Tout comme moi ! Plein la figure la F.R.B.T.P. !
Lors de notre rencontre fortuite du 30 Juillet dernier, je vous ai interpellé, en vos qualités, sur la construction illégale à la Réunion et ses terribles effets sur les individus et les familles ne faisant pas acte de soumission ; particulièrement scandaleuse lorsqu’elle est le fait de délinquants nantis, "amis" de politiques, comme c’est le cas pour mes enfants et moi…
Et que m’avez-vous dit, en gros ?
. "C’est partout pareil." !
. "Vous abîmez votre santé" !!
. "Vous n’avez pas la bonne façon d’aborder le problème" !
Au temps où je subissais les conséquences de la grande médiocrité professionnelle des entreprises du bâtiment, M. Le Bourvelec m’avait assurée que vous étiez homme de valeur morale ; et, courageux… J’ai, tout de même été un peu étonnée de vos remarques, les mêmes qui me sont servies, depuis des années, par ceux qui trouvent intérêt à maintenir l’Omertà sur ce scandale, avec la complicité de tous les pouvoirs locaux.
M. Le Bourvelec et vous faites partie de ce que l’on appelle des "décideurs" ; quel rôle jouez-vous ( ou ne jouez-vous pas) dans le grand désastre de la construction illégale à la Réunion ??
Cette forme d’ "indifférence" porte un nom, ne vous en déplaise…
P.J. : Copie du dernier courrier adressé le 06.09.09 au Procureur général Doumas. ( pour vous donner une très mince idée des « dommages collatéraux » générés par la construction sans permis à la Réunion…)
St DENIS de la Réunion, le 21 octobre 2009 Juliette Caranta-Pavard.
Monsieur Tillon, je suis intimement convaincue que les "braves gens" qui vivent "partout" -- moi, c’est , depuis 50 ans, à la Réunion… --,qui ménagent leur santé et ont les« bonnes manières si fort prisées à la Réunion, à votre image, sont des éléments nuisibles à ce pays. St Denis le 04.04.2012- Juliette Caranta-Pavard.


