Présidentielles "Peut-on prendre deux fois le renard au même piège"?

Citoyen de la République Française, qui a toujours fait son devoir de vote, depuis l’âge de 18 ans, c'est-à-dire depuis 42 ans. Vous livre cet humble éclairage sur des promesses électorales, afin de nourrir la réflexion face à un contexte social critique, face à des situations de détresses profondes, face à cette cure d’austérité et surtout face à une parole donnée voila 5 ans, qui aura peut être pour conséquence, encore de trop d'abstentionnistes ce 22 avril…!
Alors je me hasarde M. Le président et aux élus politiques de tous bords ( gauche comme droite), pour vous dire pourquoi les personnes ne croient plus en vous HOMMES POLITIQUES, à la POLITIQUE et surtout, se "refusent" dans l’ABSTENTION à chaque élection.
Mais, si cette réalité c’est pour vous M. le Président, il est aussi pour les autres Candidats d’une manière générale. Comme on connait si bien à chaque élection que " c'est avec le miel qu'on attire les mouches et non du vinaigre".
Mais, il faudra consentir, qu’"ENSEMBLE" tout n’a pas été possible, loin de là. Surtout, les paroles engagées n’ont pas été respectées.
Je m’appuie de ce que vous aviez écrit dans votre profession de foi de 2007, il y a 5 ans, alors que vous étiez candidat, je vous cite : "Mes chers concitoyens, depuis 25 ans, on vous dit que contre le chômage, la crise de logement, l’exclusion, les délocalisations, on ne peut rien faire. On vous explique que la politique ne peut plus agir, qu’avec la mondialisation les Etats n’ont plus de rôle à jouer. Je vous propose d’en finir avec ce renoncement, avec cette résignation".
Vous précisiez encore en tant que ministre de l’intérieur depuis 2002, vous avez agi car "la délinquance et l’immigration a reculé et a été mieux maitrisée en cinq ans". Vous affirmez encore en écrivant : "je sais que si nous voulons, nous pouvons. Bien que notre pays traverse une triple crise. Une crise de travail, il n’est plus récompensé. Une crise de l’action politique, elle n’est plus efficace. Une crise d’identité, notre nation n’ose plus défendre, ni transmettre ses valeurs. Il n’y a aucune fatalité, dites-vous.
Notre pays peut changer. Il peut relever les défis qui sont les siens. Il peut résoudre les problèmes qui sont les vôtres, tout en restant lui-même. Je pense que la vie politique de notre pays a trop longtemps souffert d’un manque de sincérité….Je veux que vous le sachiez quelles sont les valeurs qui guideront mon action…".
Cinq années sont passées, les paroles sont envolées mais les écrits sont restés. Aujourd’hui, vous allez nous redemander de voter une fois de plus pour vous. Alors que vous aviez fait la lutte contre le chômage et le pouvoir d’achat votre "pôle d’excellence".
Là dessus, il faut l’admettre M. le Président, que l’échec est total. On nous annonce même que la barre symbolique de 10 % sera franchie sous peu. Peut être, vous nous direz la faute c’est la CRISE. Mais vous aviez dit aussi en 2007 qu’il y avait trois CRISES ? Qu’on peut réduire le chômage, qu’on peut récompenser le travail, qu’on peut rendre l’action politique plus efficace…etc.
Aujourd’hui, nous constatons que votre POLITIQUE porte l’estocade à une Fonction Publique saignée à blanc, les entreprises se délocalisent ou mettre la clé sous la porte. Les chômeurs, la précarité, l’exclusion, le seuil de la pauvreté avec des personnes de plus en plus fragilisées (personnes âgées, les personnes handicapées…) sont en augmentations.
Cette expertise, c’est la conséquence du chômage, et elle nous inquiète fortement. Vous observerez M. le Président, que si l’emploi diminue c’est moins de travailleurs. Si c’est moins de travailleurs c’est moins aussi de cotisants. Avec moins de cotisants c’est encore agrandir l’abysse de la sécurité sociale, se sera un danger pour nos retraites, pour nos personnes âgées et handicapées, mettra en péril nos remboursements de soins à l’hôpital, des médicaments et nous dirigeons vers un soin pour les riches et un soin pour les pauvres….etc.
M. le Président, aujourd’hui nous connaissons tous, ces maux qui désagrègent notre société. C’est le CHÔMAGE, la PRECARITE, L'EXCLUSION.....
Finalement, ne faudra-il déclencher une guerre sans merci contre ce CHÔMAGE qui sème les graines de ce mal vivre et de toute cette gangrène ?
Oui M. le Président, je rêve, je rêve pour tous les candidats, que l’emploi sera au cœur de leur projet. Enfin, espérons que ce n’est pas encore que des belles paroles, qui nous endormiront, le temps d’une élection ?
Alors, vous saisirez manifestement le sens à ce proverbe Français qui atteste que le "chat échaudé craint l’eau froide".
Alors, à vous et aux autres candidats de redonner CONFIANCE aux électeurs, pour que le 22 avril, la DÉMOCRATIE en sort vainqueur.
Aux urnes Citoyens !
GRAMOUNE Joseph.
Electeur de Saint-Leu.


