Et si le MH370 n’avait finalement jamais terminé sa course dans le sud de l’océan Indien ? Cette nouvelle théorie "hollywoodienne" relance le mystère

Douze ans après la disparition du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, une nouvelle hypothèse non officielle et spectaculaire vient bousculer l’un des plus grands mystères de l’aviation moderne. Et si le fameux virage final vers le sud de l’océan Indien… n’avait en réalité jamais été confirmé ?
Nouvelle hypothèse pour un nouveau rebondissement.
Depuis le 8 mars 2014, date de la disparition du Boeing 777 de la Malaysia Airlines avec 239 personnes à bord, le récit dominant semblait pourtant installé. L’avion aurait bifurqué vers le sud avant de s’écraser quelque part dans l’immensité du sud-ouest de l’océan Indien.
Mais une nouvelle analyse de François Renault, Passionné d’aéronautique depuis l’enfance, pilote privé et dirigeant dans l’industrie, relayée ces derniers jours, notamment par La Dépêche du Midi, remet discrètement en cause ce scénario devenu presque officiel.
Dans son deuxième ouvrage, Les vols MH370 et MH17, publié en mars aux éditions Favre, il remet frontalement en cause la thèse officielle d’un crash dans le sud de l’océan Indien et développe un scénario alternatif aussi spectaculaire que, selon lui, crédible.
Certainement un peu farfelue, aussi.
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Selon lui, le commandant de bord Zaharie Ahmad Shah aurait bien volontairement détourné l’appareil.
L’auteur affirme que le pilote malaisien traversait à l’époque une profonde dépression et qu’il était politiquement très engagé contre le pouvoir malaisien. Quelques instants avant le décollage, Zaharie aurait reçu un mystérieux appel téléphonique qui aurait pu concerner la condamnation du leader de l’opposition malaisienne.
Complotisme ?
Le pilote aurait ensuite attendu une occasion pour faire sortir le copilote du cockpit avant de couper le transpondeur, désactiver le système ACARS et dépressuriser volontairement la cabine afin de provoquer l’hypoxie des passagers et membres d’équipage.
Le Boeing 777 aurait alors fait demi-tour au-dessus de la Malaisie, traversé le détroit de Malacca… sans jamais prendre la direction du sud.
Disparition du vol MH370 : "Aucune image radar ne confirme le dernier virage en direction du sud de l’océan Indien"... Et si le Boeing 777 de Malaysia Airlines gisait au large des Maldives https://t.co/hWzNOZfTtX
— La Dépêche du Midi (@ladepechedumidi) May 26, 2026
C’est là que la théorie devient presque un scénario de thriller géopolitique.
Selon François Renault, Zaharie Ahmad Shah aurait en réalité voulu rejoindre la base militaire américaine ultra-sécurisée de Diego Garcia, au milieu de l’océan Indien.
Différend géopolitique
Son objectif supposé : provoquer un incident diplomatique majeur en forçant les États-Unis à intervenir sur un avion détourné rempli de passagers morts.
"Zaharie voulait que l’avion soit retrouvé sur la base de Diego Garcia", affirme l’auteur, estimant que le pilote cherchait à embarrasser le gouvernement malaisien tout en semant le doute sur une éventuelle implication américaine.
Toujours selon cette hypothèse, l’appareil aurait été intercepté par des chasseurs américains à l’approche de Diego Garcia puis forcé à atterrir.
Les militaires auraient alors découvert que l’ensemble des passagers étaient morts par hypoxie.
Et c’est ici que le scénario bascule presque dans le cinéma. De (très) grand spectacle.
Amerrissage aux Maldives ?
Pour éviter d’être accusés de la mort des 238 occupants, les États-Unis auraient ensuite décidé de faire disparaître définitivement l’appareil via un amerrissage contrôlé dans les eaux proches des Maldives.
Des habitants de l’île maldivienne de Kudahuvadhoo avaient d’ailleurs affirmé avoir vu un gros avion voler à basse altitude le matin du 8 mars 2014.
Selon François Renault, le Boeing aurait redécollé de Diego Garcia avec quelques militaires américains à bord avant d’être volontairement posé en mer dans une zone calme.
Le commandant de bord aurait ensuite été éliminé pour ne laisser aucun témoin.
Une théorie spectaculaire… mais extrêmement controversée.
Car malgré les nombreuses zones d’ombre du dossier, aucune preuve matérielle ne vient aujourd’hui confirmer ce scénario.
Selon plusieurs experts indépendants, "aucune image radar" ne confirmerait réellement le fameux dernier virage de l’appareil vers le sud de l’océan Indien.
Et dans le monde du MH370, un simple doute suffit à rouvrir toutes les hypothèses.
Car depuis douze ans, l’enquête navigue entre données satellites, signaux radar incomplets, théories concurrentes et immenses zones d’ombre techniques.
ON THIS DAY IN 2014: MH370 DISAPPEARS — AVIATION’S GREATEST MYSTERY
March 8, 2014 — Malaysia Airlines Flight 370, a Boeing 777-200ER flying from Kuala Lumpur to Beijing, vanished with 239 people on board.
About an hour after takeoff, the transponder was switched off, ACARS… pic.twitter.com/cfvh7P2nUT
— Turbine Traveller (@Turbinetraveler) March 8, 2026
Officiellement, les analyses des données Inmarsat - ces fameux "pings" satellites - ont conduit les enquêteurs à privilégier une chute dans le sud de l’océan Indien après plusieurs heures de vol automatique.
Des milliers de kilomètres carrés ont été fouillés au large de l’Australie par des navires spécialisés sans jamais retrouver l’épave principale.
Récit fragile
Pourtant, certains experts estiment aujourd’hui que plusieurs éléments du récit restent "fragiles".
Les critiques portent notamment sur la reconstruction exacte de la trajectoire finale de l’appareil. Plusieurs analyses rappellent que les radars militaires malaisiens ne confirment pas avec certitude tous les changements de cap longtemps présentés comme acquis.
D’autres théories évoquent même un possible crash beaucoup plus au nord, vers les Maldives ou certaines zones encore peu explorées de l’océan Indien.
Le problème, c’est qu’aucune hypothèse ne parvient réellement à tout expliquer.
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Ni les débris retrouvés à La Réunion à partir de 2015 - dont le célèbre flaperon identifié comme appartenant au MH370 - ni les données satellites, ni le silence radio total de l’appareil.
Le mystère est devenu si tentaculaire qu’il nourrit désormais presque une industrie parallèle. A entendre que les chercheurs indépendants, passionnés d’aéronautique, océanographes, spécialistes radar et communautés Internet dissèquent encore chaque donnée disponible.
Et pendant ce temps, les recherches continuent.
Anomalie
Depuis fin 2025, la société Ocean Infinity a relancé une nouvelle campagne d’exploration sous-marine dans le sud de l’océan Indien avec des drones autonomes et de la cartographie 3D des fonds marins. Sans succès...
[#chronique] Un #documentaire fictionnel riche en informations mais technique, qui donne des explications subjectives à la disparition du vol MH370, survenue le 8 mars 2014. Intéressant pour les passionnés d'aéronautique mais complexe pour les non-initiés. https://t.co/VJKRqhbO5d pic.twitter.com/Nh0DsToWtR
— ANALIRE 📚 (@Ana_lire) March 19, 2021
Comme si, malgré les années, personne n’avait réellement abandonné l’idée de retrouver un jour l’avion.
C’est une anomalie moderne presque insupportable à l’ère des satellites, des algorithmes et de la surveillance globale : un Boeing 777 entier capable de disparaître sans laisser de réponse définitive.
Et douze ans plus tard, le mystère continue manifestement de résister. Durablement...


