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Il frappe à nouveau sa compagne en situation de handicap, le récidiviste condamné

Ecrit par Lucas Candessoussens – le mardi 19 mai 2026 à 06H46

Jean-Daniel T. est jugé en comparution immédiate pour avoir exercé des violences physiques et psychologiques sur son ex-compagne pendant plusieurs semaines. C'est la troisième fois qu'il se retrouve au tribunal, jugé pour avoir nui à la même victime.

Derrière ses lunettes carrées, Jean-Daniel T. supplie le tribunal de "punir". D'emblée, à son arrivée à la barre, il reconnaît les faits qu'on lui reproche. Et la liste est longue.

Entre le dimanche 1er mars et le samedi 16 mai, l'homme s'est rendu chez son ex-compagne. Lui prétexte que c'est à sa demande, mais la victime dément cette version. Selon elle, Jean-Daniel T. l'a suppliée de revenir car il se trouve être sans domicile fixe depuis plus d'un an. Or, l'homme a un sacré problème avec l'alcool.

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Et les premiers jours vont témoigner de cela : régulièrement, il insulte, rabaisse, et parfois violente madame. Cette dernière est en plus en fauteuil roulant. Une scène est rapportée où Jean-Daniel T. la fait tomber tout en l'insultant.

Des violences que n'a pas manqué de dénoncer la victime, mais à chaque fois que les gendarmes se rendent à son domicile, l'individu file à l'anglaise.

S'approprier les biens de madame

Elle ne veut plus de lui au domicile et pourtant, Jean-Daniel T. s'entête à revenir sans cesse chez elle.

Un squat qui s'élargit aussi à la voiture de la victime, que l'homme ne se gêne pas de conduire.

C'est d'ailleurs dans cette dernière qu'il va être interpellé : le 14 mai dernier, après une dispute et une nouvelle scène de violence, il prend son véhicule et part faire un tour. À son retour, les militaires l'attendent : terminé le jeu du chat et de la souris, Jean-Daniel T. est en garde à vue.

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Il reconnaît certes les faits. Or, quand le président lui demande de plus amples explications sur les épisodes de violences, Jean-Daniel T. invoque le sacro-saint trou noir post-cuite. On assume, mais pas jusqu'au bout...

Cependant, il reconnaît volontiers avoir un gros problème avec la boisson, avoir besoin de soins et d'un séjour en prison. Comme écrit plus haut, l'homme est en état de récidive légale, après avoir été condamné dernièrement. Qui plus est, sur les six mentions inscrites dans son casier judiciaire, on retrouve deux affaires de violences conjugales avec la même victime.

Il s'impose chez une victime sous emprise

Dans son réquisitoire, le ministère public détaille la situation de la victime : affaiblie physiquement, son état ne s'améliore pas à cause des violences qu'elle dénonce. Une personne clairement "sous emprise", qui pour avoir eu pitié de Jean-Daniel T., en a payé le prix fort.

Elle rappelle son passif judiciaire et pointe du doigt son alcoolisme : un homme qui, en plus de squatter chez madame, la violente. "Il a trouvé le bon pied de riz...", peste la procureure, qui requiert à son égard une peine de trois ans de prison, dont six mois avec un sursis probatoire. L'interdiction d'entrer en contact et de paraître au domicile de la victime sont également requises.

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La défense reconnaît que son client assume les faits qu'on lui reproche, mais demande de revoir la peine à une juste mesure. Selon l'avocat, son client a besoin de soins et cherche à en obtenir.

Après délibération, le tribunal le condamne à une peine de deux ans d'emprisonnement dont six mois assortis d'un sursis probatoire.

Etiquettes : Violences conjugales

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