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Transport sanitaire par taxi : Cyrille Melchior interpelle Sébastien Lecornu

Ecrit par N.P. – le mardi 28 octobre 2025 à 12H40

Faute d'avoir été entendus par la Caisse nationale d'assurance maladie, les taxis de la Réunion conventionnés pour le transport sanitaire ont annoncé leur passage en service restreint à compter du 1er novembre. Le président du Département indique avoir interpellé le Premier ministre quant aux conséquences pour les usagers.

Le passage en service réduit des taxis conventionnés avec la CGSS pour le transport sanitaire, annoncé le 21 octobre par l'intersyndicale (SAT 974, FRAT, FTI), aura-t-il des conséquences importantes sur le transport des usagers vers les hôpitaux ou leurs lieux de consultation ?

C'est ce que semble craindre Cyrille Melchior, qui a reçu lundi 27 octobre des représentants syndicaux, Max Nagama (SAT), Anthony Duchemann et Grégory Tréport (FRAT) et Hugues Atchy et Alex Savriama (FTI) au palais de La Source.

À l'issue de l'échange, le président du Département indique avoir « adressé un courrier au Premier ministre et à la ministre des Outre-mer afin d'exprimer ses vives préoccupations quant aux conséquences que la nouvelle convention nationale du transport sanitaire par taxi pourrait avoir sur les usagers à La Réunion, dès son entrée en vigueur le 1ᵉʳ novembre. »

« Un million de trajets au bénéficie de 85.000 personnes  »

La nouvelle grille tarifaire a été dénoncée par les syndicats comme très défavorable, avec une baisse de 62 centimes au kilomètre pour le transport sanitaire, qui représente la principale activité des 517 taxis conventionnés « assurant plus d'un million de trajets au bénéfice d'environ 85 000 personnes – patients âgés, en situation de handicap ou atteints de pathologies chroniques. »

Cyrille Melchior fait valoir dans son courrier à Sébastien Lecornu et Naïma Moutchou que « la mise en œuvre de la convention fragiliserait le modèle économique et social du transport sanitaire, menaçant par ricochet la continuité des soins pour les patients les plus vulnérables. Il rappelle que les discussions menées entre l'intersyndicale des taxis de La Réunion et l'UNCAM n'ont pas permis de trouver de solution adaptée aux réalités locales : contraintes géographiques, dispersion de la population, coûts d'exploitation spécifiques à l'insularité. »

Enfin, le président du Département reprend la revendication des syndicalistes demandant à ce que La Réunion soit classée dans la catégorie des grandes agglomérations afin que les taxis puissent bénéficier du forfait additionnel de 15 euros, au lieu des 3 euros accordés à partir du 1er novembre.

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