Revenir à la rubrique : Faits divers

Smicard et docker, les deux trafiquants de cocaïne finissent derrière les barreaux

Ecrit par L.C. – le dimanche 29 juin 2025 à 14H02

Deux hommes étaient jugés en comparution immédiate cette semaine pour trafic de stupéfiants. Si de petites quantités ont été trouvées au moment de leur interpellation, leur train de vie et l'étude de leurs téléphones ont mené les enquêteurs à eux.

Tout commence dans la zone industrielle du Port, en mai dernier. Un équipage de la brigade anti-criminalité repère un jeune homme au comportement étrange. Il semble agité, nerveux et surveille les alentours. Finalement, les forces de l'ordre le confrontent et l'homme se révèle être un amateur de cocaïne qui attend de pouvoir acheter sa dose.

Leur indic improvisé révèle attendre un certain Idriss, aujourd'hui jugé pour trafic de stupéfiants. Après quelques minutes, le dealer supposé arrive dans une Peugeot 2008, accompagné d'un camarade. Directement, la BAC procède à leur interpellation et trouve un pochon de cocaïne d'un gramme et quelques billets.

Très vite, les agents de police perquisitionnent le domicile de la mère d'Idriss, puis le sien. À l'intérieur, pas de cocaïne retrouvée mais de nombreux articles de luxe : consoles, ordinateurs, chaussures de marque, lunettes de soleil et montres. Et surtout, une magnifique Mercedes bleue, en plus d'une Audi Q5 et d'un scooter estimé à 20.000 euros. De plus, le téléphone d'Idriss parle plus que lui : plusieurs clients sont identifiés et convoqués chez les policiers.

Un petit trafic bien ancré

Ainsi, cinq clients supposés désignent Idriss comme leur dealer. Le chauffeur de la 2008, Grégory, lui aussi jugé à cette audience, explique que son camarade le fournit parfois en cocaïne.

Quand on le questionne, Idriss, suspecté d'être à la tête de ce réseau, ne semble pas nier les faits. Dans un premier temps, il va indiquer aux forces de l'ordre que lors de la perquisition, ils trouveraient une balance de précision, 2000 euros en liquide… Or, rien de tout cela ne sera retrouvé chez lui.

Une situation étrange qui pousse les policiers à renforcer leurs soupçons à l'égard de la compagne d'Idriss. Celle-ci aurait, selon le ministère public, caché la balance de précision, la "marchandise" et le liquide avant la perquisition.

Les auditions révèlent qu'Idriss serait à la tête de ce réseau, certes petit, mais plutôt juteux. Depuis 4 à 5 ans, il s'est composé une réelle clientèle, passant commande chez un grossiste selon les dires du suspect.

Des revenus incohérents

Idriss, le cerveau présumé du trafic, est salarié dans une entreprise, touchant de 1.300 à 1.400 euros par mois. Son salaire permettrait, selon lui, de s'acheter des effets assez coûteux, qu'il justifie par l'héritage reçu de son père, à hauteur de 45.000 euros. Le ministère public semble au contraire assuré que son revenu principal est le trafic de stupéfiants.

Grégory, lui, absent lors de son procès, est docker depuis 2007. Il assure avoir participé à ce trafic pour arrondir ses fins de mois. Son implication est certes moindre mais son absence lors du procès est largement évoquée.

Ainsi, le ministère public requiert 4 ans d'emprisonnement pour Idriss, et 2 ans pour Grégory. Le tribunal va finalement condamner Idriss à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis, et Grégory à 1 an ferme.

Les scellés, eux, ont été gardés.

Etiquettes : Cocaïne | Le Port

Dans la même rubrique

0💬
Tri :