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Face à la crise, l’État encadre les prix à Mayotte après le cyclone Chido

Ecrit par G.D. – le jeudi 19 décembre 2024 à 16H40

Après le passage du cyclone Chido, l’État instaure un encadrement des prix à Mayotte. Ce décret, signé le 18 décembre 2024, vise à protéger les habitants en évitant les hausses abusives sur des produits essentiels.

Dans un contexte marqué par les graves conséquences du cyclone Chido, le gouvernement a annoncé, par un décret du 18 décembre 2024, un encadrement des prix et des marges à Mayotte. Ce dispositif exceptionnel vise à limiter les hausses abusives de prix sur certains produits de première nécessité et à prévenir les dérives commerciales qui pourraient aggraver une situation déjà critique.

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Les produits concernés et les modalités du décret

Le décret, signé par le Premier ministre François Bayrou, s'applique à plusieurs catégories de produits, notamment :

  • Les eaux minérales naturelles et de source en bouteille,
  • Les produits de grande consommation,
  • Les produits pour l’alimentation animale, les engrais et les traitements des végétaux,
  • Les matériaux de construction et les équipements électriques.

Pour ces produits, les prix de vente en gros, au détail et à la production ne pourront excéder les niveaux atteints le 13 décembre 2024. En cas de besoin, le préfet de Mayotte pourra ajuster ces prix et marges par arrêté, en prenant pour référence la moyenne constatée dans un échantillon représentatif d’établissements.

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Le décret restera en vigueur jusqu’au 18 juin 2025, période pendant laquelle les autorités locales devront s’assurer du respect des plafonds fixés. Les ventes en ligne et les canaux de distribution alternatifs sont également soumis à ces règles.


L’objectif : éviter les abus et garantir l’accès aux produits essentiels

L’encadrement des prix, justifié par l’urgence humanitaire, veut répondre aux besoins des Mahorais qui peinent à se relever du passage du cyclone Chido.

Avec cette mesure, l’État souhaite ainsi envoyer un signal fort aux entreprises et acteurs économiques : la solidarité et la responsabilité doivent primer dans la gestion de cette situation exceptionnelle. Les autorités locales, en collaboration avec les services de l’État, seront en charge de son application stricte pour protéger la population.

Etiquettes : Cyclone Chido | Mayotte

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