Trafic de drogue international : La Réunion devient-elle une plaque tournante de la cocaïne ?

Les deux femmes d'âge mûr qui sont d'origine colombienne sont arrivées séparément, mais presque simultanément à Gillot. La première a été interpellée samedi 6 juillet dernier, repérée par le chien de la brigade des stupéfiants. Placée en retenue douanière puis en garde à vue dans les locaux du commissariat de Malartic, l'intéressée transportait cinq kilos de cocaïne d'une pureté exceptionnelle selon les premiers éléments.
Deux jours plus tard, l'autre mise en cause a été arrêtée alors qu'elle se trouvait dans un hôtel du centre-ville de St-Pierre. La marchandise qu'elle avait fait entrer dans le département aurait déjà été livrée au moment de l'intervention des forces de l'ordre. La quantité serait vraisemblablement du même ordre que sa complice présumée.
Les deux suspectes ont atterri à la Réunion sur deux vols distincts en provenance de Johannesburg. Mais la drogue aurait seulement transité par l'Afrique du Sud et viendrait de Dubaï.
Une information judiciaire a été ouverte afin de poursuivre les investigations sur ce qui s'avère être un trafic de drogue très organisé au départ de La Réunion où pourrait se trouver la tête de réseau. Les deux premières suspectes ont donc été mises en examen pour trafic de stupéfiants en bande organisée avec association de malfaiteurs. Une qualification criminelle pour laquelle la détention provisoire dure une année. D'autres arrestations pourraient être au programme dans cette affaire.
À noter que toujours dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, deux jeunes femmes d’une vingtaine d’années arrivées mardi par le vol d’Air France ont été interpellées par les douanes avec une vingtaine de kilos de résine de cannabis de la MDMA et de la cocaïne dans leur bagage. Elles sont actuellement en garde à vue à Malartic.


