Réforme du corps électoral en Nouvelle-Calédonie: Emmanuel Macron ouvert au référendum

Dans un entretien au journal Le Parisien, publié ce samedi, le président de la République a précisé qu'il souhaite voir les représentants calédoniens s'accorder sur un texte enrichi d'ici la fin juin. Cette réforme, actuellement source de vives tensions, ne passera pas en force, a assuré Emmanuel Macron lors de sa récente visite à Nouméa.
Jeudi dernier, lors d'une visite éclair à Nouméa, le chef de l'État avait réaffirmé son engagement pour une réforme consensuelle. "Je ne prendrai jamais la décision de report ou de suspension sous la pression de la violence", a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d'un processus apaisé. Le texte de réforme, s'il poursuit son parcours législatif, devra être validé par l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès.
La Nouvelle-Calédonie a connu ses pires violences depuis les années 1980. Depuis le 13 mai dernier, l'archipel est secoué par des émeutes qui ont fait 7 morts. Actuellement, de nombreux barrages subsistent malgré les efforts de plus de 2.700 policiers et gendarmes déployés pour rétablir l'ordre. Les indépendantistes réclament le retrait pur et simple de la réforme, craignant que le dégel du corps électoral risque de minoriser le peuple autochtone kanak.


