Requins et raies : L’OMAR réalise "une première mondiale" et "des premières régionales" dans l’archipel des Mascareignes

3 premières à l’OMAR chez les élasmobranches !
Depuis sa création en 2004, l’Observatoire Marin de La Réunion fut une des premières structures scientifiques à étudier les requins à La Réunion
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Création du 1er tableau de synthèse recensant l’ensemble des attaques de requins répertoriées à La Réunion depuis 1913, après plus de 400 000 pages d’archives locales analysées
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Réalisation d’animations sur les requins dans les établissements scolaires de l’île, où certains projets ont bénéficié également de la présence de vrais requins en classe, pour le bonheur des élèves
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Marquage des premiers requins bouledogues en 2007 grâce à un partenariat avec le CRPPS, afin de pouvoir tenter d’estimer la circulation et l’abondance de cette espèce autour des côtes réunionnaises
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Etude de la déprédation par les requins des prises en pêche palangrière avec un partenariat avec l’IRD
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Participation active dès le début de la « crise requins » pour la présentation de l’état des connaissances sur les requins côtiers à La Réunion
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Création de la carte de répartition de plus de 830 observations de requins à La Réunion
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1e régionale avec le bilan de 33 ans de suivi des observations de requins baleines à La Réunion
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Voir 2e article
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MAETAG : Programme de marquage acoustiques de raies et de requins à La Réunion et à l’île Maurice
Depuis 2022, c’est une nouvelle étape que l’OMAR vient de franchir avec un gros projet :
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1e régionale « dans l’archipel des Mascareignes » avec le début du suivi acoustique de 5 requins gris de récif marqués par des marques à l’île Maurice
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1e mondiale avec le lancement du suivi acoustique des 5 premières raies pastenagues à La Réunion (dans la zone hors réserve marine)
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La 5e raie marquée ce 15/11/2023
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En effet, l’Observatoire marin de La Réunion termine actuellement la réalisation de son projet MAETAG financé par les fonds européens INTERREG V OI et la Région Réunion, commencé en début d’année. MAETAG est un programme de marquage des Elasmobranches (raies et requins) dans l’Archipel des Mascareignes (Mascarene Archipelogo Elasmobranches TAGging Program (MAETAG).
Il a pour objectif d’apporter pour la première fois des données scientifiques sur l’écologie comportementale des élasmobranches à La Réunion et à Maurice. A travers un programme de marquage acoustique des raies pastenagues à taches noires à La Réunion et des requins gris de récifs à Maurice, il apportera des données précises sur l’utilisation spatiale et temporelle de l’habitat côtier par ces espèces et une première idée de la connectivité possible entre les deux îles sœurs.
Ce programme MAETAG est complémentaire des données éco-participatives de l’Observatoire Marin de La Réunion et du programme MAEO réalisé en parallèle par l’association ARBRE.
En plus de fournir des données essentielles à une meilleure gestion et conservation des espèces, le projet, en communiquant régulièrement sur les résultats avec le grand public, permettra de sensibiliser l’ensemble des acteurs des milieux marins et côtiers à l’importance de la biodiversité marine et l’atout régional qu’elle constitue.
Ce projet répond à 4 objectifs principaux :
1) Caractérisation des populations de pastenagues à taches noires à La Réunion et de requins gris de récif à Maurice
2) Dynamique spatio-temporelle des espèces observées à l’échelle des Mascareignes
3) Sensibiliser le grand public à la richesse et aux besoins de la conservation des écosystèmes marins
4) Gestion et conservation
Les premiers résultats sont prometteurs et seront plus largement diffusés début 2024, avec quelques surprises à la clé…
Ils n’en sont pas moins exceptionnels. En effet, par ce programme de recherche, cette opération qui avait pris du retard est inédite à plusieurs titres. Elle marque une première mondiale pour les raies et première régionale pour les requins gris !
Première mondiale pour les raies pastenagues !
Encore jamais réalisé dans le monde sur les raies pastenagues à tâches noires, le marquage acoustique de cette espèce a pu être mise en place à La Réunion. 5 spécimens ont été marqués sur des sites de plongée connus, en dehors de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion, sur la côte Ouest (entre Saint Gilles et Le Port), même si des tentatives infructueuses avaient été réalisées sur Sainte Rose et Saint Leu (absence de raies les jours de sorties).
Les premiers résultats montrent que la technique de marquage, adaptée spécialement pour les raies et encore jamais testé, marche très bien, n’engendre pas de mortalité chez les individus marqués et impact que légèrement l’animal au moment du marquage. Bien que les données récoltées soient encore en cours d’analyse. Les premiers résultats semblent indiqués que les raies pastenagues étudiées adoptent plutôt un comportement de résidence autour des zones dans lesquelles elles ont été marquées. Ces résultats tendent à confirmer les premières estimations visuelles réalisées auparavant par les plongeurs, et renforcent l’idée de la sensibilité de cette espèce à la fréquentation des sites par l’Homme. Une approche non intrusive est recommandée pour éviter de les faire fuir des sites. Peu de spécimens ont été observés, ce qui tend aussi à montrer une faible population sur ce secteur, et donc un besoin de préservation des ressources, de ces espèces qui s’en nourrissent et de leur milieu dans lequel elles se déplacent.
Première interrégionale pour les requins gris de récif !
Alors que certains sites de plongée à l’île Maurice sont réputés pour la rencontre avec des requins, une baisse du nombre de spécimens est observée ces dernières années. Ce fait alarmant a été le moteur de ce programme afin de voir si les requins observés quittaient les sites pour aller sur d’autres sites (à Maurice ou plus loin encre qui sait) à cause d’une trop grosse pression humaine, ou s’ils disparaissent pour d’autres raisons comme la pêche et la chasse sous-marine, la pollution, le réchauffement climatique, etc.
La télémétrie acoustique a été utilisée pour suivre 5 premiers requins gris de récif au niveau des îles du Nord de Maurice (Iles Ronde et aux Serpents). Plutôt farouches durant les opérations de marquage, les requins commencent tout juste à nous dévoiler leurs secrets au travers des données collectées par les récepteurs posés au fond.
Premièrement, le marquage bien que pas évident apparait peu impactant pour les requins marqués, qui sont restés dans la zone après le marquage et/ou que l’on a revu régulièrement sur le lieu de marquage. Par la suite, tous les requins ont été réobservés au moins une fois. Si l’analyse n’est pas encore finie, on peut d’ores et déjà dire que les requins suivis n’avaient pas le même comportement et si tous les individus marqués ont été détectés tout autour de l’ile aux Serpents, très peu ont été détectés au niveau de l’île Ronde, pourtant très proche. De même, s’ils semblent très régulièrement observés au niveau de « Bassin Requins », ils sont finalement que très peu sont présents dans cette zone. Ces premières observations demandent cependant à être confirmées par une analyse plus poussée et sur une période plus longue.
MAETAG est un projet porté par l’Observatoire Marin de La Réunion, en collaboration avec l’Université de Maurice (représenté par Nadeem Nazurally), la MMCO, Odysseo et le CSR. Le projet est co-financé par l'Europe INTERREG V OI et la Région Réunion.


