La France, pays des droits de l'homme?

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits" dit l’article premier de la déclaration. Ce texte fondateur a été adopté le 10 décembre 1948 par l’Assemblée Générale de l’ONU.
A l’origine de ce texte, le traumatisme causé par la seconde guerre mondiale et le génocide des nazis. "Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique", selon l’article 2.
Aujourd’hui, l’application des droits de l’Homme est de plus en plus controversée dans notre République.
Lundi 8 décembre, le Président Sarkozy déclarait: "on pouvait légitimement se dire, en célébrant le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, que le monde progressait. En ce 60eanniversaire, cet optimisme paraît lointain".
La France ne peut se targuer d’être exemplaire en matière de droits humains. En avril 2007, la Cour européenne des droits de l’homme condamnait la France pour la façon dont elle renvoie les étrangers menacés dans leur pays d’origine.
Autre sujet virulent: la situation des prisons françaises. Le 16 octobre, la Cour européenne des droits de l’homme condamne à nouveau Paris pour manquement à son obligation de protéger le droit à la vie d’un détenu.
Finalement, cet anniversaire sonne creux face à une situation française qui n’est plus perçue par les autres nations comme un modèle en matière de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme.
La France, pays des droits de l’homme? C’est sans doute moins pire qu’ailleurs.


