Mayotte : "Quand vous tuez un jeune homme, que vous le découpez, c'est du terrorisme"

Selon Ambdilwahédou Soumaïla, on n'est pas face à des émeutiers classiques. Le maire de Mamoudzou prend comme exemple le meurtre d'un jeune :
"Quand vous tuez un jeune homme, que vous prenez son corps, vous le découpez, vous l'entreposez devant la route nationale et vous en faites un trophée, ça ne peut pas être de la violence urbaine, c'est du terrorisme".
A la question du journaliste de France Info demandant si ce ne sont donc pas de simples violences entre bandes rivales, Ambdilwahédou Soumaïla répond :
"Ce sont des voyous. Ce sont des terroristes qui se déplacent en groupes de 30, de 50 personnes et qui s'attaquent à des honnêtes gens. Cagoulés, armés de machettes, matin, midi et soir, ils s'attaquent à la République. Parce que quand on brûle une mairie, quand on brûle une intercommunalité, quand on s'attaque à la PJJ (Protection judiciaire pour la jeunesse), on veut déstabiliser Mayotte. Je pense qu'on fait une grosse erreur. On l'a toujours faite depuis quinze ans. On est en train de réduire ça à des violences urbaines, à des attaques entre bandes. Ce sont des terroristes, c'est du terrorisme. Ils sont organisés et ils ne se déplacent pas par hasard".


