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Saint-Joseph : Elle frappe sa meilleure amie qui lui a volé son mari

Une Saint-Joséphoise a été condamnée par le tribunal de police de Saint-Pierre pour avoir frappé celle qui lui a volé son mari alors qu’elle était encore mineure. Un procès qui avait pourtant trouvé sa résolution dans une médiation.
Ecrit par Gaetan Dumuids – le mercredi 17 août 2022 à 10H40

Malgré la différence d’âge, Julie*, 35 ans et Lydia*, 17 ans, ont lié une forte amitié en 2018. Julie vit avec son mari et ses enfants. De son côté, Lydia est également en couple. Pourtant, c'est le compagnon de Lydia qui va révéler un jour à Julie l’impensable : leurs conjoints respectifs les trompent et se sont mis ensemble. Les couples se séparent et Lydia va avoir un enfant avec l’ex-mari de Julie.

Deux ans passent sans débordements, mais tout va changer en décembre 2020. L’un des enfants de Julie est malade et comme sa voiture est en panne, elle ne peut pas l’emmener chez le médecin. Elle demande à son ex-mari s’il peut y emmener leur enfant. Au téléphone, elle lui demande de prendre la grande soeur du petit qui connaît parfaitement ses soucis de santé, ce qu’il accepte.

Pourtant, lorsque le père arrive pour récupérer les enfants, il renvoie sa fille à la maison car il n’y a plus de place dans la voiture. En effet, Lydia et son enfant sont également à bord. La petite est en pleurs, car elle vient de se faire engueuler par son père, et retourne voir sa mère. Après s’être contenue pendant deux ans, Julie va exploser de rage.

Elle sort de chez elle et se dirige vers la voiture. Elle va attraper son ancienne amie par les cheveux et la traîner dehors avant de lui asséner des coups de poing au visage. C’est le père des enfants qui va séparer les deux femmes. Toute la scène s’est passée devant les enfants.

La médiation avait pourtant marché

Si Julie s’est retrouvée devant le tribunal de police hier, c’est en raison d’une erreur de paiement. En effet, les protagonistes se sont retrouvés dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Julie devait alors effectuer un stage de sensibilisation à ses frais. Mais en se rendant sur le site du Service de contrôle judiciaire et d’Enquêtes (SCJE), la mère de famille va payer 190 euros pour le stage… à Dunkerque.

En effet, la mère de famille avait simplement choisi le moins cher et n’avait pas vu la localisation du stage. En effet, le même stage coûte 50 euros de plus à La Réunion, ce que n’a pas hésité à dénoncer son avocat Me Farid Issé. N’ayant donc pas pris attache avec le service à La Réunion, elle n’a pas effectué le stage et s’est donc retrouvée au tribunal, perdant son argent au passage.

La robe noire va donc demander la relaxe pour sa cliente. "Dans sa situation, on a une réaction humaine et les réactions humaines ne sont pas forcément logiques. Elle a toujours été capable de se gérer jusqu’à l’élément qui a tout déclenché", souligne-t-il. Le tribunal, qui "a bien pris en compte le contexte", va tout de même la reconnaître coupable et lui infliger une amende de 50 euros.

*Prénoms d'emprunt

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