CHR Saint-Denis : Rendre visite à un malade va coûter cher

Le CHR de Saint-Denis n'est pas le seul établissement hospitalier de l'île à faire face à des problèmes de parking. Ils sont le plus souvent trop exigus ou inexistants. La plupart des visiteurs et personnel hospitalier sont contraints, le plus souvent, de se garer dans la rue.
Pour tenter de résoudre ces problèmes de stationnement, plusieurs établissements ont décidé de construire des places de parking supplémentaire, de demander une hausse de la fréquence des rotations de bus ou bien d'organiser du co-voiturage entre les membres du personnel.
b[Payer pour visiter un malade]b
Le CHR de Saint-Denis a décidé de construire un parking à étages au niveau de sa nouvelle entrée. Au total, près de 400 places seront disponibles d'ici la fin de l'année 2011 pour les visiteurs. Les places existantes seront réservées à l'ensemble du personnel hospitalier.
Pour la construction, le CHR a décidé de recourir à une délégation de service public. Ce prestataire aura la charge de construire et de gérer le futur parking, sa rémunération se fera sur son exploitation. Traduction : les visiteurs devront payer pour rendre visite à un malade.
C'est la première fois dans l'île qu'un parking payant sera mis en place dans un établissement hospitalier. Selon le chargé de communication du CHR "li[es tarifs ne devraient pas dépasser ceux pratiqués en ville de Saint-Denis]i". Pour les visiteurs, il faudra compter entre 0,40 et 1,20 euros par heure de stationnement.
La direction se défend face aux nombreuses critiques des usagers, "i[On ne va pas dépenser de l'argent pour un parking. Nos finances ne nous le permettent pas. Notre priorité est de construire un bâtiment de soins critiques. Notre vocation n'est pas de nous occuper des véhicules, mais de soigner]i".
La direction réfléchit, déjà, avec la ville de Saint-Denis à la mise en place de bus supplémentaire car la construction de ce parking ne devrait pas offrir suffisamment de places.
Il faut savoir que ce dispositif est déjà en place dans de nombreux hôpitaux comme en Martinique, Annecy, Aix-en-Provence,…


