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Affaire Babef : l'ADIP dénonce le clientèlisme au sein de la mairie

Une semaine avant le verdict de la Cour d'Appel, l'ADIP (l'Association pour la Défense des Intérêts des Possessionnais) continue de dénoncer les pratiques de la municipalité. Hier après-midi, l'association s'est rendue sur le terrain qui fait litige. Un terrain qui avait été vendu à Fabrice Babef par la mairie en 2007 dans des conditions douteuses.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 26 août 2010 à 07H35



Au départ de l'affaire, il y a un terrain vendu à Fabrice Babef à un tarif défiant toute concurrence. A l'époque, Fabrice Babef travaille pour la mairie de La Possession au service de l'urbanisme. Révélée au grand jour, l'affaire a été portée devant la justice. Le maire de La Possession, Roland Robert est jugé responsable et est condamné pour "détournement de fonds publics" et "falsification d'une délibération municipale ". Il écope de 3 mois de prison avec sursis mais il fait appel.

Aujourd'hui, les associations locales continuent de monter au créneau. "On veut la transparence publique, et de l'équité ", Jean-Paul Fois, président de l'ADIP (l'Association de Défense des Intérêts des Possessionnais). Il explique que le cas Babef est symptomatique des pratiques du conseil municipal de La Possession.

L'ADIP s'interroge sur l'évaluation du prix des terrains vendus par la mairie. Pour Jean-Paul Fois, les terrains seraient sous-évalués par les Domaines. " A La Possession, on peut acheter certains terrains pour 20 euros le m2. Normalement, ils valent 224 euros avec la mairie. Je ne comprends pas sur quels critères se basent les Domaines pour évaluer ces terrains", précise-t-il avec une pointe d'ironie.

"Le cas Babef est un prétexte pour dénoncer tout un système",  reconnaît Vanessa Miranville de son côté. Administrée de La Possession, elle dénonce le manque de transparence de la mairie. "Nous, on veut savoir comment l'argent est distribué sur la commune. Il y a beaucoup de choses dont nous ne sommes pas au courant. On en a marre".

Selon l'ADIP, le maire ne fait que fuir ses responsabilités. "Le maire avait été condamné à 3 mois avec sursis. En appel, il s'est défendu en disant qu'il avait délégué les pouvoirs à sa première adjointe notamment. C'est trop facile", continue Jean-Paul Fois. Le maire a des obligations d'informer au moins son conseil municipal. Pour le cas Babef, il n'aurait rien dit. Le président de l'ADIP finit par lâcher le mot : Roland Robert pratique le clientélisme au sein de sa mairie .

Prochain rendez-vous pour l'affaire Babef, le 2 septembre au soir. Date à laquelle la justice rendra sa décision.

 

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