Trans eco express, Pierrefonds : Didier Robert a du mal à finaliser ses projets
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Trans eco express, aéroport de Pierrefonds : sur deux de ses engagements électoraux, Didier Robert vient de faire coup une même amère expérience : le "président" qu’il est doit compter avec d’autres partenaires ou co-décisionnaires (Etat, Département, EPCI) qui, comme lui, ont droit de parole. Le Chef de l’exécutif régional éprouve donc toutes les tracasseries résultant du mille-feuilles administratif français avec de multiples stades de décision. Chacun veut rester maître de ses prérogatives, surtout lorsqu’il y a en jeu des financements asssortis…
Or, sur son projet de TEE, Didier Robert était prévenu : on lui avait répété qu’il fallait compter avec le Département et les EPCI. Il n’a pas tenu compte de l’avertissement. Dans les deux cas, l’amateurisme du député-maire étonne.
Sur Pierrefonds, il se heurte à la toute-puissance de l’Etat qui dit niet au développement de l’aéroport sudiste.
Le même Etat dit non à la solution réunionnaise de traitement des déchets.
Il est en contradiction avec lui-même : après avoir soutenu le projet de tram-train il a tiré argument des résultats des régionales pour dire que les Réunionnais n’en veulent plus et pour le remettre en cause. Il n’est pas logique avec lui-même, acceptant, quand cela l’arrange, le choix des réunionnais et, le contestant pour le plan d’élimination des déchets ou l’aménagement de Pierrefonds.
Le financement envisagé pour l’équipement sudiste aurait été puisé dans les crédits du Protocole de Matignon.
Gouvernement et Didier Robert ayant déclaré qu’aucun euro ne sera perdu pour La Réunion, après le refus de l’Etat, il faut que le Président de Région présente rapidement un projet alternatif de même envergure. Malheureusement, La Réunion va prendre encore du retard dans ses grandes réalisations.
Or, confrontée à un diktat de l’Etat l’obligeant à revoir sa copie, la majorité régionale n’en tire aucun enseignement.
A son tour, elle cherche à imposer son projet de Trans eco express. Obligée de passer par le Département et les EPCI, elle manie la carotte et le bâton. Elle cherche à les amadouer en faisant miroiter des projets de désengorgement de la circulation à l’entrée des villes ou en proposant des financements pour l’achat de bus « propres ». Sinon, elle donne le sentiment de vouloir tout régenter en cherchant à imposer la création d’un syndicat mixte regroupant les autorités organisatrices de transport, en voulant fixer de nouvelles règles de fonctionnement pour les transports en commun. Cette volonté totalitaire est notamment exprimée par Mme Couapel, élue chargée du TEE, dans l’interview publiée sur le site du Conseil régional. Ici, elle ne relève pas ici de l’amateurisme mais participe bien de cette intention d’imposer aux autres ce que l’on ne peut faire soi-même.
Marc Salmon


