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Il utilise un enfant de 10 ans pour voler dans les magasins

C'est une affaire peu banale qui était jugée ce mercredi dans le cadre de la comparution immédiate. Un jeune homme de 25 ans comparaissait pour des faits de vol et pour ce faire, il se servait de la complicité d'un enfant de 10 ans.
Ecrit par Régis Labrousse – le jeudi 27 janvier 2022 à 10H00

Giovanni R., 25 ans, a de la suite dans les idées. Le 22 janvier dernier, il monte un stratagème avec des dalons à deux personnes qui veulent se fournir en stupéfiants "haut de gamme". Il récupère 300€ le matin et fait mariner les deux gars toute la journée. Il finit par les retrouver le soir pour les emmener récupérer leur came et se dit qu'il y a un coup à faire. Il décide, pendant que ses clients attendent, de braquer leurs voitures. Il vole des affaires mais également une somme d'argent qui se trouvait dans l'un des véhicules. Il s'enfuit tranquillement avec ses dalons dont un enfant de 10 ans qui est le fils de sa compagne. 

Fait du hasard ou provocation, ils repassent devant les deux acheteurs qui, selon leurs dires, reconnaissent leur sac. S'en suit une course-poursuite qui finit par un accident. Les gendarmes sont appelés et interviennent. Les trois adultes prennent la fuite et laissent l'enfant qui saigne à la tête dans la voiture.

Les forces de l'ordre découvrent le pot aux roses et placent Giovanni R. en garde à vue. Il doit également répondre du vol d'une tronçonneuse au magasin Gamm Vert où il s'est habilement servi de l'enfant pour faire sortir le matériel. Il sera confondu par les caméras de sécurité. "C'est lui qui a dit qu'il voulait voler la tronçonneuse", dira-t-il aux gendarmes. 

Déjà bien connu de la justice, le voilà à la barre du tribunal pour répondre de ses actes. Il reconnait les faits et, bien entendu, il dédouane totalement l'enfant. "Je suis inquiète pour son avenir compte tenu de son casier judiciaire. De plus, il se sert du fils de sa compagne comme façade, sachant qu'un enfant de 10 ans ne sera pas incarcéré", s'offusque la parquetière qui requiert 1 an de prison, la révocation d'un sursis de 2 mois et le maintien en détention. "Il veut se racheter et je me pose des questions sur sa santé mentale", plaide la défense qui demande une peine moins lourde. 

Giovanni R. est finalement condamné à une peine d'1 an de prison dont 4 mois avec sursis probatoire, et la révocation d'un précédent sursis de 2 mois. Il a en outre l'interdiction d'entrer en contact avec l'enfant de sa compagne et passera les 10 prochains mois en détention. 

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