"Je suis pas un dealer, je fume 50 joints par jour"

On ne saura pas qui a gagné au jeu des mensonges et de la vérité. Aled M. écope ce mardi d'une amende pour la culture de zamal à domicile dont il semble être coutumier malgré une précédente condamnation.
Le 7 mai 2021, les agents de la police municipale tapent à la porte de son domicile dionysien. Le trentenaire est soupçonné de maltraitance sur un animal. Mais Aled M. tarde à ouvrir la porte et les policiers sont intrigués par le remue-ménage qu'ils entendent à l'intérieur. Déjà contrôlé et sanctionné trois mois auparavant pour de la détention de zamal à son domicile, le jeune homme est placé en garde à vue. Il reconnait consommer du cannabis et en cultiver chez lui pour faire face à une grosse consommation personnelle : 50 joints par jour.
La faute aux policiers qui ne savent pas jardiner
Ce mardi, à la barre du tribunal correctionnel, le prévenu ne s'est pas démonté devant les insinuations du président de l'audience, évoquant "une provocation". Pour toute réponse, le fumeur invétéré "persiste et signe", ainsi que le fait remarquer la représentante de la société.
Il explique que les policiers venus quelques mois plus tôt arracher les plants qu'il cultivait sur son lopin de terre n'ont pas fait les choses "proprement". Raison pour laquelle l'herbe a repoussé, donnant ainsi naissance, quelques mois plus tard, à 12 nouveaux pieds de cannabis. Ces derniers ont subi le même sort : direction la poubelle.
Quant à Aled M., ce sera le tiroir caisse puisqu'il est condamné à verser 100 jours amende à 5 euros.


