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Vidéo - Le triptyque confinement, couvre-feu et pass-sanitaire plombe le chiffre d'affaires des entreprises

A la suite d’une enquête sur l’impact du confinement, du couvre-feu et du pass-sanitaire, Ibrahim Patel a convié ce jeudi la presse. Le président de la Chambre de Commerces et d'Industrie (CCIR) a brossé le bilan et fait part de ses doléances. Régler les problèmes rencontrés par les entreprises va nécessiter des aides et un accompagnement de la part de la Région et l’Etat.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 19 août 2021 à 17H43

Près de 1000 entreprises ont répondu à cette enquête, une première pour la CCIR. Et pour cause, 80% des entreprises interrogées se disent inquiètes quant à leur avenir. Parmi elles, principalement des commerces, des services et des bars-restaurants.

La quasi-totalité de ces entreprises se disent fortement impactées par la situation actuelle, avec un couvre-feu qui limite la plage horaire d’ouverture, les 10km empêchant les clients de se déplacer dans leurs restaurants ou leurs commerces de prédilection. À cela s'ajoute le pass sanitaire qui ne connaît pas une cote de popularité très élevée auprès des Réunionnais.

Des exemples illustrés par le président de la chambre consulaire: "Aujourd’hui les Réunionnais qui aiment passer d’une commune à une autre pour aller dans leur restaurant préféré ne peuvent plus le faire à cause des 10km et du couvre-feu". Malgré l’autorisation de réouverture du 10 août, encore 45% des entreprises ont choisi de rester fermées.

Quant au pass sanitaire, aujourd’hui le constat est sans appel. Pour les entreprises interrogées, outre son coût, il limite la fréquentation de leurs établissements tout en posant des problèmes d’organisation. Mais surtout ce pass sanitaire impacte le chiffre d'affaires et peut inciter certains à se rendre coupables d'incivilités. En effet, 51% d’incivilités ont été perçues par les entreprises répondant à l’enquête.

"De fortes chances que 2022 commence aussi avec le virus"

Avec l’instauration de toutes ces restrictions, "Il y a un problème de taux de rentabilité qui va se poser", prévoit Ibrahim Patel. Chez les entreprises ouvertes, une perte de chiffre d'affaires de 30 à 60% est pressentie pour les semaines à venir.

Alors, quelles sont les solutions avancées ? La CCIR réclame une demande d’aide graduée pour les entreprises en souffrance. "Il faut prendre en compte les entreprises pour lesquelles c’est le 2ème ou 3ème confinement, les entreprises qui ont ouvert, celles qui sont restées fermées..."

Ibrahim Patel rythme son discours: "2020 a commencé avec le virus, 2021 a commencé avec le virus. Il y a de fortes chances que l’année 2022 commence aussi avec le virus. Donc, il faut des aides qui accompagnent ces entreprises et qu’elles gardent le cap pour les mois à venir".

Ainsi donc, le président de la CCI va présenter trois demandes au préfet, à la Région Réunion et à l’Etat: une aide pour un second prêt rebond, de la réactivité dans le traitement des dossiers et, enfin, un fonds pour les petites entreprises qui pourront prétendre à un prêt de 30.000€ à taux zéro.

Ibrahim Patel a bon espoir que ses demandes d’aides, adaptées au territoire réunionnais, soient reçues positivement. En effet, le préfet Jacques Billant avait déjà réussi à négocier avec la Direction régionale des impôts une exception parmi les territoires français avec le report du paiement des charges sociales et fiscales pour les entreprises. Une demande qu'il a de nouveau formulée.

 

 

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