La réforme des retraites, et si c'était le tonneau des Danaïdes ?
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Après avoir distillé goutte à goutte les petites phrases, puis organisé des fuites dans les grands quotidiens nationaux, ensuite une vaste campagne publicitaire…etc. Le Gouvernement Fillon va nous annoncer ce mardi le "chantier" déjà décidé de sa réforme des retraites, sans l’aval des partenaires sociaux. La grande désillusion va nous éclaircir un peu plus pour les prochaines élections, de ceux qui soutiennent aveuglements cette politique.
Pourtant, voici ce que disait le candidat Sarkozy dans son programme présidentiel de 2006. "Mes chers concitoyens, depuis 25 ans, on vous dit que contre le chômage, la crise du logement, l’exclusion, les délocalisations, on ne peut rien faire.
On vous explique que la politique ne peut plus agir, qu’avec la mondialisation les Etats n’ont plus de rôle à jouer.
Je vous propose d’en finir avec ce renoncement, avec cette résignation ( ) je sais que si nous voulons, nous pouvons.
Nous pays traverse une tripe crise. Une crise de travail : il n’est plus assez récompensé. Une crise de l’action politique : elle n’est plus efficace. Une crise d’identité : notre nation n’ose plus défendre, ni transmettre ses valeurs" ...
Et le candidat Sarkozy dans sa profession de foi dit encore "le travail est au cœur de mon projet présidentiel. Tout doit être fait pour donner du travail à ceux qui n’en non pas".
"Le droit du travail sera réformé pour inciter les entreprises à embaucher". Cerise sur le gâteau : "je souhaite que nous atteignons le plein emploi en moins de 5 ans. C’est possible. Chacun pourra avoir un travail stable à temps complet, je pense notamment aux femmes. C’est ainsi que nous lutterons le mieux la pauvreté et l’exclusion. Je veux être le président du pouvoir d’achat".
"Je réduirai la dette et le déficit, qui ont été creusés par l’échec des politiques antérieures".
"Je revaloriserai les petites retraites et je réformerai les régimes spéciaux pour consolider le système des retraites à répartition"… etc etc.
A ce jour, le bilan semble catastrophique, la dette explose, mai 2010 elle était à environ 1600 milliards d’euros alors qu’elle était en fin 2007 à 1209 milliards euros voire 1 149,9 milliards d’euros l’année où M. Sarkozy est devenu président.
Pareil pour le chômage 7,5 % de chômage en 2007 et on prévoit plus de 10% en fin 2010.
Attention, on vous martèlera que c’est la CRISE. Qu’avait-il dit et écrit avant son élection ? "Je vous propose d’en finir avec ce renoncement, avec cette résignation".
C’est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Oui, il y a la crise, oui il y a un plan de rigueur en cours, mais elle touche encore plus les faibles et ce sont les mêmes qui doivent payer. Pendant que l’opulence des gros continue.
Pour la réforme des retraites, se sera toujours "les gens d’en bas" qui passeront encore à la caisse.
Pendant qu’on peut lire, que des ministres cumulards existent (retraites et indemnités parlementaires à plus de 9 à 14 000 euros)….L’ "affaire" de Mme Boutin en témoigne un peu plus ce que c’est la France d’en "Haut".
C’est vrai comme dit Jules Romain "la politique est l’art d’arriver par n’importe quel moyen à une fin dont on ne se vante pas".
Bref, en ce lieu symbolique de l'Afrique du Sud que "des buts" la Coupe du monde où les médias seront tous braqués. La réforme des retraites restera même sans média, le vrai grand match pour les syndicats. Pour terminer, et si c’était la création d’emploi qui boucherait ces trous du tonneau des Danaïdes ?
Jean Claude COMORASSAMY.


