Horodateurs : Des commerçants qui ont bon dos et une tirelire en or massif
Aucune image à la une trouvée pour cet article.
Combien y a-t-il de commerçants concernés par le fameux problème des voitures "ventouses" dans le secteur Barachois ? On peut se poser la question en toute légitimité. Surtout que les commerçants eux mêmes et leurs employés sont les premiers à avoir des véhicules qui vampirisent les places normalement accessible en "temps partagé" par leurs "clients potentiels". Si vous ne le pensez pas allez dans n'importe quelle rue du centre commerçant de Saint-Denis avant neuf heures et observez et comptez.
Deux options sont alors possibles, soit "la mairie" (émanation aux vagues contours) nous ment (et cela ne change même quand la majorité change) soit les commerçants sont suicidaires.
Traitons tout de suite le côté suicidaire des commerçants. Leur réaction est curieuse, en effet les voilà qui nous poussent à fréquenter d'avantage les surfaces de la grande distribution, qui nous offrent une aire de parking gratuit disponible. Le client celui qui paie et réalise leur chiffre d'affaire, aura donc tôt fait de limiter ses achats à l'exceptionnel dans le centre. Erreur fatale d'un gestionnaire d'une commune qui se doit de conserver un centre ville actif et prospère (avec un trou de terrain vague de plusieurs hectares en son milieu).
L'autre option est le mensonge d'un gestionnaire d'une commune qui est attiré on ne sait pour quelle raison de "rentabiliser" les kilomètres de trottoirs qui sont déjà financés par vos impôts, chers Dionysiens.
Cela n'empêche pas l'existence de voitures ventouses.
Que d'inepties n'a-t-on entendu à ce sujet. Un éminent membre du conseil a même tenu des propos disant en substance que les gens n'avait qu'à prendre les transports en commun ou le vélo (et lui que fait il avec sa place réservée dans un des nombreux parking autour de la mairie ?). Mais pour réaliser ce geste civique salutaire encore faudrait il que l'employé habitant en dehors de la ville puisse garer son véhicule dans un parc (gardienné) à cet effet, situé à un terminus d'une ligne expresse (M. Robert et vous les membres de la CINOR il faut y penser). Bien au-delà, pourquoi le centre de gestion des impôts est il dans ce quartier, ainsi que la DDE et autres administrations, ne recevant pas du public et dont les parkings privatifs sont en surcapacité ? Alors que ces administrations pourraient, avec beaucoup de bonheur, être délocalisées en périphérie de notre préfecture (à la marre par exemple, super chouette pour Sainte-Marie) ce qui en plus dégonflerai les embouteillages du matin. Les bâtiments et zones ainsi dégagées pouvant faire l'objet de réutilisation dans des activités à vocation industrielles, commerçantes et artisanales (y a-t-il des urbanistes et des économistes à la commune ?). En bref avec l'arrivée d'horodateurs, les voitures ventouses ne disparaitront pas par enchantement car elles existent et ont une raison d'être, mais quel bonheur de lever ainsi un nouvel impôt (à quand le pont à péage pour entrer dans la ville et on sera de nouveau au moyen âge).
Pour satisfaire tout le monde il existe une solution à ce problème : La Zone Bleue (le bon vieux disque de stationnement) inventé en 1957 par la France, normalisé au niveau européen pour la première fois en 1979, ce disque est toujours obligatoire dans les véhicules (mais on n'en trouve plus à acheter) ce dispositif permet aux véhicules de disposer d'une heure de stationnement "gratuit" au même emplacement.
On se moque donc de nous; il ne s'agit pas d'éviter les véhicules ventouses mais bien de lever un impôt. En effet les gardiens municipaux contrôlant le stationnement ne sanctionnent pas un véhicule qui alimente régulièrement l'horodateur en restant à la même place. Mieux si un véhicule est déjà sanctionné il ne le sera pas une deuxième fois si vous laissez le papillon sur le pare brise. Rentable finalement : 8 heures à 2 euros contre une amende à 11 le calcul est vite fait.
Mais en parlant de calcul. Si on prend le prix de l'heure des 4,5 mètres de linéaire de trottoir dans le quartier du Barachois (1,3 Euros) un horodateur couvrant 200 places (450 mètres de voie de chaque coté) rapportera la coquette somme de 2150 euros par jours, soit 51.000 euros par mois, soit plus de 530.000 euros par an (ces chiffres sont volontairement minimisés en réalité le gain est bien plus important, et imaginez avec une inflation de 5% l'an ). D'ici peu de temps les bordures des trottoirs dionysiens devraient pouvoir être en plaqué or.
Alors réfléchissons et faisons savoir ce que nous pensons à la commune et aux commerçants désignés comme les demandeurs de cette solution ! Et si on parlait légalité "nul n'a le droit de s'approprier le bien public" la mairie le peut-elle ?
Un citoyen contribuable qui en a marre d'être pris pour un couillon ! Commerçant mes amis on vous met la poitrine face au feu réagissez et demandez la mise en place de zones bleues plutôt que d'horodateurs.
Furax


