Posons-nous des questions sur les élections Européennes !

Le 23 mai, si la Grande Bretagne n'a pas réussi son Brexit, il faudra que les Britanniques votent ! C'est dans les textes et soyons certains qu'ils voteront.
Nos amis britanniques l'on bien compris, et nous le savons tous, tout est prévu pour se rendent aux urnes. Ce qui nous fais dire : « Sommes-nous certains de la sortie de l'Europe ? » Personne ne peut nous l'affirmer...
En 2005, les français avaient pourtant dit non à l'Europe. Notre vote, personne n'a voulu le prendre en compte, à droite, comme à gauche ! Et il y a des gens pour continuer à prétendre que nous sommes en démocratie ! Alors, ne soyons pas surpris de voir de moins en moins de citoyens prendre le chemin des urnes !
Pourquoi en parler, me direz-vous ? Ils feront ce qu'ils voudront, quitte à nous chanter la messe ou nous proposer à longueur de journée la réfection de Notre Dame en moins de 5 ans ! Belle diversion tombée bien à point...
Les Britanniques s'en vont. Ce sont donc 73 députés européens qui devraient quitter les rangs du Parlement Européen. Une économie substantielle de salaires de planqués, et autres bénéfices annexes, qui serait bien appréciable en ces temps de disette que vivent tous ceux qui ne sont rien !
Cela tombe finalement à pic : notre gouvernement ne cesse de nous parler de faire des économies en supprimant des fonctionnaires, en privatisant (bizarrement, les entreprises qui rapportent le plus à l'État... donc aux Français...), en baissant les retraites, en augmentant l'âge de départ à la retraite et j'en passe !
Donc, si demain nous passons de 27 pays membres à 26, la suppression des 73 postes de députés Britanniques, même si ce n'est qu'une goutte dans le vaste budget Européen, devrait constituer un petit pactole non négligeable si l'on prend en compte les salaires, les avantages retraite, les déplacements, les frais de restauration, de transport, d'hôtellerie... Quelques dizaines de millions d'euros sur chaque mandature, donc à multiplier par 73 ! Joli magot ! Cela pourrait nous permettre de desserrer notre ceinture d'un demi millimètre. C'est peu, mais ce serait agréable, ne serait-ce que psychologiquement, que de savoir que 73 individus vont cesser de se goinfrer sur notre dos !
Eh bien non ! ce n'est pas ainsi que vont les choses ! Ces 73 sièges devenus inutiles ne vont tout simplement pas disparaître ! En ces temps où les petites et moyennes entreprises sont à l'os, le Parlement Européen va continuer de se gorger, car les sièges vont tout simplement être redistribués dans les pays qui restent coincés dans cette Europe mal conçue et qui mène un pays européen après l'autre à la ruine. Pour la France, ce sont 5 députés supplémentaires : 5 planqués avec un excellent salaire et des avantages de dingue auxquels aucun d'entre nous ne peut réellement prétendre.
Ce qui m'étonne, c'est pourquoi nos hommes de gauche n'ont pas dénoncé cette fumisterie. Que la droite se taise, c'est logique : ils ont toujours fonctionné ainsi. À qui pouvons-nous faire confiance ? Finalement, je dois me rendre à l'évidence : à personne ! La gauche a finalement laissé tombé son masque et se révèle être la jumelle de la droite. Je ne peux que constater, la rage au cœur, que j'ai été bien naïf, que je le suis encore, pour croire encore à la possibilité d'un renouveau socialiste. Il me fait revenir sur terre : le socialisme n'existe que dans nos cœurs...
Je fais partie de ces gens qui croyaient en l'Europe, une Europe unie, sociale, solide et solidaire. On nous a concocté une Europe de la finance qui nous a plongés dans la dette, qui nous dévore et qui impose régression sociale après régression sociale. Encore et encore, nous constatons que nous sommes trahis par les hommes et les femmes que nous avons élus. Ces « représentants » ne nous représentent plus. Ils ont formé une caste qui se croit, ou, pire, qui se sait tout permis. Ils ont oublié qu'ils sont mandatés par le peuple, que nous leur avons accordé un pouvoir dont ils ont abusé, que sans nous ils ne sont finalement rien, que ce pouvoir nous pouvons le reprendre. Et c'est justement ce à quoi travaillent les Gilets Jaunes !
Alors, pour ces élections européennes, réfléchissons bien à ce que nous faisons, que nous décidions de voter ou que nous préférions ne pas cautionner ce bal de vampires.


