19 février 2019 : 8 ans de crise requin !

Il manipule l’opinion en indiquant que "55 % de la réserve marine est autorisé à la pêche", sans jamais préciser qu’il s’agit des zones de falaises sauvages et inaccessibles, sans plages et sans enjeu humain (secteur de Trois Bassins à St Leu et de St Leu à l’Étang-Salé). Alors que les acteurs du terrain ne réclament depuis le début qu’un simple échange entre ces zones, cette initiative est toujours refusée malgré la gravité extrême de notre situation. Pourquoi ? Parce que juste derrière nos plages strictement interdites à la pêche, telles que Boucan canot ou Saint-Gilles, il y a le terrain de jeu désormais privé des plongeurs et biologistes, dont certains sont membres d’institutions scientifiques locales. Ils ne veulent pas prendre leurs bateaux pour aller plus loin, après avoir réussi à s’accaparer notre océan pour leur unique plaisir, en prétextant une idéologie plaçant la préservation de quelques poissons près du rivage avant la vie et l’avenir des Réunionnais.
Le sous-préfet veut faire croire que la crise requin sera résolue par magie lorsque "l'écosystème sera restauré", c'est-à-dire lorsque les poules auront des dents ?
On nous prend pour des imbéciles : [la dégradation des récifs coralliens de l’ouest a été mise en évidence dès 1977 par les scientifiques (C. Bouchon)]urlblank:http://vieoceane.free.fr/articles/chronologie.html sans jamais occasionner à cette époque d’attaques de requins dans ce secteur. Elle a été brandie et popularisée dès 2011 par les biologistes pour détourner l’opinion de leurs propres responsabilités. Profitant du label scientifique, ils s’obstinent à faire croire que la Réserve, le problème, serait en fait « la solution ». Qu’importe le nombre de morts, la destruction de notre économie littorale et de la réputation de notre île, ils continuent en 2019 de nier l’évidence d’une zone balnéaire transformée en parc à requins.
Quand bien même, qui pourrait croire que nous aurions la moindre chance de restaurer l'écosystème en 2019 ou même en 2030, sachant que l'État autorise, sans aucun scrupule environnemental, des mégaprojets industriels ou urbains, des carrières à l'éco-cité, alors qu'en plus, en parallèle depuis 2011, [la fermeture de l'océan conduit à sur-concentrer dans notre modeste lagon des activités humaines, destructrices pour cet environnement fragile]urlblank:http://www.opr.re/index.php/articles/48-notre-lagon-pediluve-en-danger ?
Et que dire du conflit d’intérêt d’un sous-préfet à la fois président de l'organisme qui gère le risque requin (CRA) et président de la Réserve Marine ? Comment espérer dans ces conditions qu'il prenne un jour en compte le bon sens du terrain ?
Nous martelons depuis 2011 qu'il faut remettre sur nos plages -comme avant- des activités humaines de pêche (réglementées), car c'est la seule issue : l'homme doit à nouveau être perçu comme une menace, et non plus comme une vulgaire proie.
Nous le répétons car [c'est une évidence confirmée par des études]urlblank:http://ifrecor-doc.fr/items/show/1238 . La désinhibition des prédateurs marins vis-à-vis des humains constitue le principal bénéfice d’une Réserve : « l’homme intervenant plus en tant que prédateur (pêcheur), il n’est plus perçu comme une menace (…) L’homme n’est alors plus craint et fuit systématiquement » (Severin 2000)
Depuis la mise en place de la Réserve Marine, notre littoral balnéaire s’est transformé en zone d’expérimentations sur cobayes humains, en cimetière. Jusqu’à quand ? L’État continue de jouer au requin avec la vie de nos enfants : il peut mettre demain 100 millions d’euros de filets de vigies ou de gadgets, cela n’y changera rien ! On ne change pas les lois de la Nature : l’homme ne peut y être qu’un prédateur… ou une proie !
Nous ne réclamons pas une sécurisation des endroits sauvages et réputés dangereux de l’île, comparable au "hors-piste", balayés par le vent et avec de l’eau souvent boueuse. Nous demandons juste à retrouver nos pistes vertes, nos plages historiques, dans une perspective d’avenir et de sérénité pour l'île de la Réunion.
Association Océan Prévention Réunion (OPR), Association Elio Canestri, Association Protégeons Nos Enfants (PNE), Association Vérité et Responsabilités sur les attaques de Requins (VRR) Association Sécurisation Prevention Ocean Tansalé (SPOT), Association Planète Bleue Saint-Benoît (PBSB),
Association Sports Industries Réunion (ASIR),
Collectif Citoyen Handicap, Collectif des familles et proches des victimes de la crise requin, Collectif Humanisme Océan Indien (CHOI).




