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Des imbéciles, pas si heureux que ça

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 31 janvier 2019 à 14H19

Comme un pschitt de déodorant à WC pour neutraliser les puantes effluves « nationalistes » du discours dominant de nos obtus Gilets Jaunes Réyoné, cette chanson de Brassens :
 
« C'est vrai qu'ils sont plaisants, tous ces petits villages, 
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités 
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages, 
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est d'être habités. 
Et c'est d'être habités par des gens qui regardent 
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts, 
La race des chauvins, des porteurs de cocardes,

Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part, 
Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part. 

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie 
Empalés une fois pour tout's sur leur clocher, 
Qui vous montrent leurs tours, leurs musé’s, leur mairie, 
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher. 
Qu'ils sortent de Paris, ou de Rome, ou de Sète, 
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar, 
Ou même de Montcuq, ils s'en flattent mazette,

Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part, 
Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part. 

Le sable dans lequel, douillettes, leurs autruches 
Enfouissent la tête, on trouve pas plus fin,
Quant à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches, 
Leurs bulles de savon, c'est du souffle divin. 
Et, petit à petit, les voilà qui se montent 
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par 
Leurs chevaux, même en bois, rend jaloux tout le monde,

Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part, 
Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part.

C'est pas un lieu commun celui de leur naissance, 
Ils plaignent de tout coeur les pauvres malchanceux, 
Les petits maladroits qui n'eur’nt pas la présence, 
La présence d'esprit de voir le jour chez eux. 
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire, 
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares, 
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre, 

Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part, 
Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part.

 
Mon dieu, qu'il ferait bon sur la terre des hommes 
Si on n'y rencontrait cette race incongru’, 
Cette race importune et qui partout foisonne : 
La race des gens du terroir, des gens du cru. 
Que la vi’ serait belle en toutes circonstances 
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards, 
Preuve, peut-être bien, de votre inexistence

Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part, 
Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part. »

 

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