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Prise illégale d’intérêts : 3 ans d'inéligibilité requis contre Alain Armand

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 14 décembre 2018 à 06H52

Le vice-président du Conseil départemental et élu de la Ville de Saint-Denis, Alain Armand, est jugé aujourd'hui pour prise illégale d’intérêts.  3 ans d'inéligibilité, 10 000 euros d'amende et un an de prison avec sursis ont été requis à son encontre. Le délibéré sera rendu le 8 février prochain. 

Il est soupçonné d’avoir bénéficié d’une rémunération de 3.500 euros par mois pour du "consulting " entre 2011 et 2014 en tant que gérant de la société "2A Conseil" pour le Groupe Sodefi. Pour rappel, Alain Armand était aussi président de la Sodiac.
 
Le salaire aurait été perçu dans le cadre d’un projet immobilier, les Mercuriales à Sainte-Clotilde, contractualisé avec le Groupe Sodefi qui est aussi actionnaire sur un projet immobilier que la Sodiac avait racheté.

La Sodiac, rappelons-le, est une société d’économie mixte détenue majoritairement par la mairie de Saint-Denis et ayant pour mission l’aménagement immobilier. L'élu aurait donc profité du projet pour avoir une entrée d'argent en tant que gérant de 2A, qui conseillait le Groupe Sodefi. "Je ne savais pas que  laSodefi était actionnaire de la SCCV Les Glorieuses", assure Alain Armand. En effet, le groupe a connu un long litige avec la SCCV Les Glorieuses à ce sujet. Mais en 2014, pris de "doute", il aurait parlé du risque au maire de Saint-Denis, Gilbert Annette, qui aurait attendu un an avant de porter plainte. Étrange si Alain Armand dit vrai. Mais la question est là. Cet homme politique, ancien professeur de lettres, ment-il? A-t-il tout manigancé? Ou s'agit-il d'un manque d'expérience et surtout de mauvaise coïncidence? "En tant qu'élu, j'étais conscient des risques et je savais qu'il fallait faire attention à qui était mes clients", ajoute-t-il.
 
Le procès se tenait ce vendredi après deux renvois ces derniers mois. A sa sortie de la salle d'audience, Alain Armand est sorti un peu secoué mais affirmant être "très serein". "Je ne pense pas avoir commis une quelconque faute. Le juge a tous les éléments. Je m’attends à une relaxe", a-t-il d'ailleurs affiché, résolument optimiste. Il sera fixé sur son sort le 8 février 2019.

 

 

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