Domenjod : Pour "défendre la gente féminine", deux détenus frappent un troisième

Deux personnages un peu excités étaient présentés devant le tribunal correctionnel de Champ Fleuri ce mardi. Accusés d’avoir violenté, au point de lui causer une luxation de l’épaule, un autre détenu plus âgé, ces deux jeunes sont sortis de Domenjod pour être jugés.
Le premier, 21 ans, reconnaît les faits qui remonte à août. Il aurait frappé le "gramoune un petit peu grognon et agressif" suite à des insultes. Il se présente également, en toute confiance, comme le "justicier de la gente féminine" ; la victime étant incarcérée, à priori, pour des faits de viol. "Elles pourraient avoir un meilleur justicier ne croyez-vous pas?" demande le président d'audience. Selon les témoins, l’homme d’une soixantaine d’années a été frappé à plusieurs reprises par le premier – notamment des claques derrière la tête - alors que le deuxième, 27 ans, lui faisait des poches pour lui voler ses cigarettes. Celui-ci nie les faits de violence : "On a pas besoin d’être deux pour un gramoune coma !"
Avec des casiers judiciaires chargés, ils ne semblent pas être à une condamnation près et ne s’en préoccupent pas plus que ça. Alors que la victime demande 2000 euros de dédommagement, ce sont des éclats de rire de la part des prévenus. Une somme qu'il obtiendra.
Si la procureure a requis 3 ans de prison ferme, ils n’écoperont que d’une seule. Avec mandat d’arrêt.


