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La gramoune force son mari malade à vivre dans la cour "comme un animal"

Ecrit par zinfos974 – le mardi 5 juin 2018 à 18H06

Un "bourreau en jupons", selon la procureure Valérie Mascarin ce mardi au tribunal correctionnel. La Saint-Pauloise Josée A., 73 ans était jugée pour soumission d’une personne vulnérable et violences habituelles sur son mari. Les faits datent de l’année dernière. Si son physique de petite mamie n’a rien d’imposant, il n’en est pas de même pour son caractère. Impressionnée par les juges, les avocats, le tribunal ? Même pas peur. Elle ne cesse d’interrompre tout le monde, clamant son innocence et montrant son outrage. "Il raconte n’importe quoi"…
 
Et pourtant. Les voisins évoquent des insultes et des violences. Mais ce qui choque encore plus : le vieil homme malade qui porte un pacemaker n’a pas le droit de rentrer dans la maison. Dehors, il vit parmi les poules et se lave à l’eau froide dans la cour. La nuit, il a le droit de rentrer mais dort par terre. Plus inquiétant, Josée A. a été aide-soignante en maternité pendant 30 ans.
 
Elle l’enferme dans le poulailler
 
Pendant 6 mois, R.A ne cesse perdre du poids. Un voisin lui offre une barquette, il la mange, puis précise qu’il ne faut pas que sa femme l’apprenne. D’autres affirment manger chez le couple afin de s’assurer que Josée A. laisse manger son mari… au moins ce soir-là. Puis le voisin à la barquette décide de filmer. Ce sont plusieurs vidéos qui seront déposées à la gendarmerie. On y voit notamment Josée A. qui enferme R.A dans le poulailler. Lui dit "être traité comme un clochard" et "comme un chien".
 
Selon la famille de R.A, sa femme l’aurait dominé depuis des années – leur mariage a duré 36 ans – jusqu’à l’isoler complètement.
 
La gramoune nie pourtant tout. Elle explique qu’il s’agit d’un accès à la maison, que ses voisins sont jaloux et que si elle est dure avec son mari, c’est pour ne pas qu’il prenne la voiture, ce que son médecin lui a déconseillé. Et aujourd’hui sans son mari, placé en foyer, elle se dit "malheureuse".
 
Pour la procureure, "il est traité comme un animal" et cette "aide-soignante n’a absolument pas de compassion".
 
Elle est finalement condamnée à un an de prison avec sursis pour soumission d’une personne vulnérable mais relaxée des faits de violences, aucune preuve (certificat médical) n’ayant été apportée.
 

 

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