La grève, c’est chiant… Et la Loi Travail, alors ?

Entre la pénurie d’essence, la grève SNCF, et l’état d’urgence, ils doivent bien flipper, en métropole… Raffineries bloquées, grèves dans les transports et dans les centrales nucléaires, on imagine ceux qui pestent…
Alors oui, c’est le merdier. Les Français, selon les médias bien-pensants, sont "pris en otages" par les grévistes. Il ne faudrait tout de même pas exagérer. Quand t’es un otage, tu ne manges pas à ta faim, tu bois ton urine, et on te décapite. Ici, foin de tout cela : tu rentres dormir chez toi avec trois quarts d’heure de retard parce que ton TGV a trois quarts d’heure de retard. Et tu fais juste un peu plus la queue à ton supermarché préféré. C’est chiant, c’est vrai.
Mais malgré tous les inconvénients qu’elle entraîne, elle est sympathique, cette grève. Pour une fois, elle sert à tout le monde. Car, tout de même, il faut être un peu idiot pour ne pas adhérer aux revendications des grévistes ; à moins que tu aies envie de bosser jusqu’à 67 ans, que tu trouves cool d’être licencié plus facilement, que tu acceptes que tes horaires de travail soient modifiés plus aisément, que tes heures supplémentaires soient moins bien payées ou que ça ne te dérange pas que tes dates de congés puissent être modifiées moins d’une semaine avant ton départ !
Certes, si tu as une voiture et que tu veuilles regarder l’Euro de foot peinard, c’est énervant. Mais si tu as un boulot, ça peut peut-être te servir à ne pas être enfumé tout de suite, non ?
Dr Bruno Bourgeon
Président d’AID
#NuitDebout Réunion
D’après Mathieu Madenian, Charlie-Hebdo, n°1245


