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Maloya, le pavillon des irréfléchis, oui !

Ecrit par zinfos974 – le samedi 16 janvier 2016 à 13H10

Il y en a qui n’ont vraiment rien à foutre de toute la sainte journée. Alors ils se creusent désespérément la cervelle pour savoir comment faire parler d’eux.

Et Youpi ! ils ont trouvé, enfin. Hélas, devrais-je dire.

Un centre hospitalier a dénommé un de ses pavillons psychiatriques "Maloya". Ni une, ni deux, les voici qui montent au créneau. C’est "une insulte, une injure, le maloya n’est pas une musique de cinglés", que sais-je encore…

Holà ! Comment font-ils ainsi l’amalgame entre une appellation immobilière et le fait qu’on y soigne des gens en rupture de normalité (dit-on) ?

Z’ont donc rien de plus sérieux pour exercer leur indignation ? Par exemple… Lorsque la municipalité d’Elie Hoarau a dénommé une venelle de Terre-Sainte "impasse Eloi Machoro", je ne les ai pas vus sauter au plafond. Pourtant… Eloi Machoro ne fut pas le libérateur canaque qu’ils disaient mais un vulgaire assassin et preneur d’orages.

De même, ils n’ont poussé aucun cri d’orfraie lorsque l’artère principale du Port fut appelée "Avenue de la Commune de Paris". Or, cet épisode plus que sanglant de l’histoire de France demeure, à mon sens, un des grands coups de force historiques contre le suffrage universel.

Il y a encore ces innombrables rues et avenues "Che Guevara" de par le monde. Ca ne les a jamais indignés, ça ? Parce que "le Che", loin du héros révolutionnaire romantique trop complaisamment décrit, ne fut qu’un sale criminel, un psychopathe sanguinaire qui fit assassiner tous les membres de sa famille et tous ses amis qui avaient le malheur de ne pas partager ses vues.

Là, nos citoyens défenseurs du maloya (qui n’est pas insulté une seule seconde) prennent, comme on dit, un marteau-pilon pour écraser une mouche.

Je suggère à l’un de ces "en colère" de faire ce qu’il a déjà fait : envoyer bobonne faire la grève de la faim devant l’entrée de la mairie de Saint-Pierre. Pendant ce temps, pour la soutenir, il engloutira force bouchons, bien à l’ombre dans sa bagnole.

Au fait, il y a à Etang-Salé-les-Bains une "Cité Pétrole". Je vous rassure tout de suite, ses habitants ne sont pas (enfin, pas tous) des consommateurs effrénés de rhum charrette.

Jules Bénard

 

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