La vérité sur la politique aérienne de Didier Robert

En ce 2è tour des régionales, j’aimerais rétablir la vérité sur la politique aérienne de Didier Robert. Pour ce faire, il me faut rappeler que dans les années 1980, à Istres dans les Bouches du Rhône dont je suis originaire, j’ai activement milité dans l’association Le Point Mulhouse qui a été à l’origine de la large démocratisation du transport aérien contre le monopole d’Etat d’Air France et qui a surtout largement ouvert aux Réunionnais mais aussi aux touristes français, suisses et allemands le ciel de notre île le 14/7/83.
Assistant bénévole du chef d’escale de la compagnie militante Point Air à Marseille Marignane, c’est comme cela que j’ai atterri à la Réunion en février 1987, en plein Clotilda. A partir de 1991, développeur du parapente à St Leu avec ma société Parapente Réunion et sa pente école des Colimaçons, en 2000 du fantasticâble sur la Grande ravine de 3 bassins, pour le développement de ces activités touristiques, je me suis heurté aux tarifs abusivement excessifs des billets d’avion qui sont un épouvantable verrou aux déplacements des Réunionnais, surtout les jeunes et les plus démunis, mais aussi et surtout des touristes.
En 2003, je reprends avec Coll’Air le combat du Docteur Gérard et de l’association bien connue des plus anciens, Echanges sans Frontières. A l’époque, avec la desserte de Paris à partir de juin 2003, le président de région Vergès fait de sa compagnie privée Air Austral, massivement financée par l’argent public des Réunionnais et de l’Europe, son outil de clientélisme politicien sans jamais au grand jamais engager un véritable combat pour la baisse du prix des billets d’avion, ni pour une véritable et efficace continuité territoriale.
A partir de 2009, Air Austral est engagée dans une politique mégalomaniaque qui, en 2010, mettra pratiquement en faillite la compagnie. Dès son arrivée à la région en mars 2010, Didier Robert s’attache à récupérer Air Austral, et pour cela en 2011, il prend la présidence de la SEMATRA qui finance illégalement Air Asutral avec l’argent des impôts de la région. En 2012, il vire le PDG Etheve, condamné définitivement pour harcèlement moral et il vire Vergès et prend la présidence de la compagnie. Ayant très bien compris l’intérêt politique de la compagnie aérienne et de la continuité territoriale, il en fait ses machines clientélistes électorales sur toute l’île.
Sans jamais faire baisser le prix des billets d’avion par le jeu d’une réelle mise en concurrence, il utilise l’argent public des impôts pour permettre aux compagnies aériennes, dont la sienne, de maintenir leurs prix abusivement prohibitifs sans perdre trop de clients. Ainsi les 400 000 Réunionnais qu’il se vante d’avoir fait voyager grâce à son dispositif de continuité territoriale n’ont été que les bénéficiaires de la dilapidation des impôts locaux de tous les Réunionnais. Jamais un véritable dispositif de véritable continuité territoriale dans les deux sens, jamais une véritable mise en concurrence et une véritable ouverture du ciel réunionnais, comme à Maurice, n’a été faite par Didier Robert et sa comparse Yolaine Coste. Bien au contraire, depuis 2010 à ce jour, l’utilisation clientéliste électorale en toute illégalité comme le dénonce la chambre régionale des comptes, a été leur seule préoccupation.
Seule aujourd’hui la liste d’union de la gauche et du centre a comme projet de rendre Air Austral aux Réunionnais, pour en faire l’outil privilégié d’une véritable continuité territoriale entre la Réunion et la France mais aussi entre la Réunion et l’Europe, pour en faire l’aiguillon d’une véritable mise en concurrence et l’outil de l’ouverture du ciel par la venue de compagnies low-costs d’Europe, d’Afrique, du Moyen Orient et d’Asie. Merci de m’avoir permis de rappeler quelques réalités et de contribuer avec vous à « refaire la Réunion ».
Antoine FRANCO
Fondateur et ex président de COLL’AIR


