Tollé au Sénat après les propos du sénateur Jean-Louis Masson contre l'immigration

"Par le passé, nous avons eu d’énormes vagues d’immigration: des Polonais, des Italiens, des Portugais. Et c’était des gens qui ne posaient pas de problèmes... Et il faut le dire. Et c’était également le cas de gens venus du Sud-Est asiatique. Et très souvent, leurs enfants étaient les premiers de la classe. Actuellement, avec des gens qui viennent d’autres endroits, ce ne sont ni les premiers de la classe… Mais oui, mais oui", a poursuivi Jean-Louis Masson.
"Par le passé l’immigration conduisait à l’assimilation. Aujourd’hui elle conduit au communautarisme. (...) Il n’est pas pensable qu’on ait aujourd’hui des piscines où on sépare les hommes et les femmes, qu’on fasse des menus communautaristes dans les cantines scolaires", a-t-il encore expliqué.
Et de conclure: "Tout à l’heure, on nous a dit que l’immigration avait conduit à des gens qui étaient de très bons Français, des Français remarquables. C’est vrai: Necker, Madame Curie, etc. (...) Simplement, j’aurais aimé que la liste continue. Mohamed Merah, Amedy Coulibaly, ce sont les terroristes aujourd’hui! L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain!"
Une saillie anti-immigrés qui lui a valu les applaudissements de deux sénateurs FN, David Rachline et Stéphane Ravier, mais surtout les huées d'une grande majorité de ses collègues à la chambre haute.
Le président du groupe PS au Sénat, Didier Guillaume, le secrétaire national du Parti communiste et sénateur CRC Pierre Laurent, et le président du groupe écologiste au sénat Jean-Vincent Placé l'ont tous trois rappelé au règlement après le vote.
"Veuillez vérifier si monsieur Masson n'a pas passé les bornes admissibles, et en tirer les conséquences", a demandé Didier Guillaume au président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains).
"Je le ferai, comme je l'ai déjà dit en privé à l'un de nos collègues", a répondu Gérard Larcher.
Ce débat a eu lieu le 15 octobre 2015 et à ce jour, il apparaît dans la logique que les faits donnent raison au sénateur Jean-Louis Masson et que les autres sénateurs dont se dégage la pensée unique de l'assemblée ont tort.
La vidéo sur le site du Sénat vaut mieux qu'une longue prose :
http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/l-immigration-d-aujourd-hui-terroristes-demain-tolle-senat-propos-senateur-masson-1082


