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Les fonctionnaires de l'Education nationale intouchables de l'école Eloi Julenon de la Possession

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 3 décembre 2015 à 17H25

L'équipe des enseignants de cette école ne supporte pas la contradiction. On ne discute pas, on décide!

Derrière des textes, des postures, une soi-disant volonté de l'éducation nationale de considérer les parents comme interlocuteurs privilégiés, comme des partenaires incontournables, il y a dans les faits que des déclarations d'intentions, des promesses et on le sait, elles n'engagent que ceux qui y croient.

Nous avons contesté la création d'une classe GS/CE1 qui a germé, à la rentrée, dans la tête d'enseignants sûrement encore en vacances.

Ils ont bien sûr oublié, dans le cadre du conseil d'école, comme il est pourtant prévu de le faire dans les textes, de présenter, d'informer, d'échanger avec le comité des parents sur cette classe particulière et rarissime.

Ils ont tout aussi oublié d'en informer les parents et les élèves directement concernés. La tête encore en vacances ou tournée vers les prochaines vacances.

Et puis les parents comprennent-ils ces choses là? C'est plus simple de traiter les élèves comme des pions, et bien plus rapide. Il est vrai que les enseignants forment nos enfants pour l'avenir. Face à cette classe originale, nos moyens de contestations ont été:
   - d'afficher un document portant sur nos interrogations d'une telle classe et de l'avoir distribué sur la voie publique,
   - d'avoir écrit nos doutes à Monsieur l'inspecteur de la circonscription et d'avoir affiché ce courrier pour information aux parents,
   - d'écrire une seconde fois à Monsieur l'inspecteur pour le remercier d'avoir octroyé 3 heures supplémentaires d'enseignante tous les 15 jours (un mercredi sur deux) et de lui indiquer notre insatisfaction et notre choix d'interpeller le ministère et le rectorat,
   - d'avoir présenté, le mercredi 7 octobre aux abords de l'école une pétition aux parents désireux de la signer afin de la transmettre a Madame la Ministre et à Monsieur le Recteur.

Bref ! Rien que des actes légaux dans notre démocratie.

En écho, le le jeudi 8 octobre, l'équipe des enseignants a cru bon de placarder des affichettes, dans l'enceinte de l'école, nommant deux parents (nous, et travers nous nos enfants), nous accusant de les empêcher de travailler, de les rendre malade, de les harceler,... (faut croire qu'un rien les empêche de travailler et qu'ils sont d'une santé fragile).

Rassemblant leurs dernières forces et pour prouver sûrement qu'on les empêche de travailler, ils ont débrayé de 8 à 9 heures.

Le chef étant toujours le plus fort, Madame la Directrice de l'école E. Julenon, à l'aide d'une sonorisation et dans un souci de répondre ou de devancer les lois sur l'insertion de la personne inadaptée et / ou porteuse de handicap (non lecteur, mal voyant,...) et pour mieux insérer son école dans le quartier, a réitéré ces mêmes accusations, sans oublier de nous nommer, vraisemblablement dans un souci de transparence. C'est tout à son honneur.

Dans un instant de bravoure ultime, elle s'est même autorisée à faire référence à un incident survenu à un des deux parents qui s'est déroulé dans une autre école, il y a 3 ans. S'assoyant allégrement sur l'obligation du secret professionnel et / ou de la discrétion professionnelle dont sont tenus les fonctionnaires et donc les enseignants.

Ayant rapporté ces faits extrêmement graves, immédiatement auprès de Madame la Ministre , de Messieurs le Recteur et l'Inspecteur de la circonscription, nous avons été reçu 1 mois après, par l'inspecteur académique et directeur adjoint administratif des services de l'éducation nationale et par Monsieur l'inspecteur de la circonscription.

Reconnaissant qu'ils ne sont pas très contents de cette situation, que l'équipe des enseignants a un peu "dérapé", ils lui trouvent cependant des circonstances atténuantes : c'est à cause de la pression exercée par les parents (entendre surtout par deux personnes).

Les inspecteurs préconisent à l'encontre des enseignants un rappel à la loi. Dur ! Très dur ! Presque humiliant !

Conclusion de cette rencontre : ce n'est pas si grave que cela , un petit rappel à la loi et rien ne sera noté sur leurs dossiers? Ouf !!!

L'éducation nationale lave son linge sale en famille. Elle oublie le préjudice occasionné auprès de nous et de nos enfants, elle oublie les conséquences sur notre vie sociale. Elle ne tient pas compte non plus de la diffamation ni du respect du secret et / ou de la discrétion professionnelle et elle minimise les fautes déontologique et professionnelle de son personnel. Et que dire du droit à la liberté d'expression??

Chers parents, si vous affirmez votre droit d'expression, si chèrement défendu en ce début d'année, pensez que vous pouvez vous trouver placarder comme à une certaine époque. D'ailleurs, nous ne serions pas surpris de lire la prochaine fois sur leurs affichettes, "mort ou vif" et le montant de la récompense. Ces gens là peuvent toujours s'améliorer.

Et dire qu'en début d'année 2015, il y a eu un échange avec les enfants de cette école, comme dans toutes les autres écoles de France, sur le sujet de la différence, du droit à la liberté d'expression, de la tolérance,...

Mais il faut se rendre à l'évidence, la mémoire des enseignants de cette école est poreuse ou ce sujet ne concerne que les élèves, que les autres. Vous pouvez également utiliser les mêmes moyens qu'eux si vous êtes un peu frondeurs, un peu révoltés et motivés.

Au lieu de faire comme nous, d"écrire un tract, 2 lettres, une pétition et d'attendre en croyant à une certaine démocratie, des rendez-vous de l'administration (cela prend environ 3 mois pour pas grand chose), allez à l'essentiel, comme ces enseignants, diffamez ! accusez !, manifestez ! n'oubliez pas de sonoriser le tout.

Chers enseignants, sachez que vous pouvez donc diffamez des parents, ne pas protéger vos élèves (nos enfants) des différents entre adultes et même les y mêler; de ne pas tenir compte de la discrétion professionnelle, du cadre déontologique et des règlements professionnels, vous n'aurez qu'un simple rappel à la loi. Broutille !

Pourquoi s'en priver si par cas , des parents expriment leurs désaccords. Vous gagnerez en tranquillité et en temps pour mieux vous consacrer à votre mission d'intérêt général qu'est l'éducation des enfants dans le respect et les valeurs de notre république.

Mais que sont elles déjà ? Liberté ?? Égalité ?? Fraternité ?? L'éducation nationale connait-elle encore ces valeurs? Peut-on déduire que pour qu'il y ait une vraie sanction, il faut la mort d'un élève, des comportements de pédophilie avérée, le non respect d'un supérieur ?... En dehors de ces points et peut être d'un ou deux autres points, vous avez visiblement une marge importante de fautes acceptées, tolérées.

Pour finir, on parle souvent de sursalaire des fonctionnaires, mais on devrait également aborder la question de la surprotection dont visiblement vous bénéficiez. Nous mesurons encore l'inégalité entre le public et le privé. Il y a les intouchables et les autres ! Il est forcément dommage que pour une poignée de personnes, c'est toute une catégorie de professionnels qui soit mise à l'index. C'est ce qui arrive quand les responsables ne prennent pas les décisions qui s'imposent.

Mais tout ceci n'est sûrement qu'une mauvaise interprétation des faits, de notre part. Bien sûr, on nous accusera de remettre la pression sur ces pauvres enseignants de l'école E. Julenon et donc cela excusera leurs futures réactions. Même si elles sont disproportionnées et condamnables, elles seront minimisées et indirectement acceptées et encouragées.

Mme SIDAT C. et M. HARAN C

 

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