Revenir à la rubrique : Faits divers

Quatre enfants martyrs, l’horreur et 30 mois fermes !

Tribunal correctionnel de Saint-Pierre, 18 juin 2014.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 19 juin 2014 à 13H45
Le tribunal de Saint-Pierre n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : deux ans et demi de prison pour Gaëlle C., jeune mère (26 ans) de quatre enfants dont les trois premiers avaient déjà été placés en foyer.
 
Les motifs sont chaque fois les mêmes, maltraitance habituelle et sévices divers.
 
Cette fois, c’est le petit dernier qui a fait les frais de la folie destructrice qui s’empare d’elle dès qu’elle "pète les plombs", ainsi qu’elle l’a avoué au psychiatre.
 
Le petit môme est né début 2013 ; au mois de juillet de la même année (!), la maman l’amène aux Urgences alors que le bambin vomit depuis cinq jours déjà.
 
Les médecins examinent le gosse décèlent tous de suite les indices "du gosse secoué", fontanelle hypertendue, hémorragie pré-rétinienne… Ils ont hélas la triste habitude mais n’en sont pas blasés pour autant.
 
D’autres examens permettent de constater que non seulement le gamin a été violemment secoué mais qu’en outre, il porte déjà, en dépit de son jeune âge, des fractures aux membres. Lesquelles n’ont rien à voir avec le syndrome du gosse secoué.
 
L’enfant a été manifestement victime de maltraitances répétées. Mais alors… puisque Gaëlle C., de son propre aveu, n’avait jamais voulu avoir d’enfants, pourquoi en avoir enfanté quatre ? Avec des pères successifs qui n’ont jamais voulu faire vie commune avec elle ?
 
"Je l’ai secoué car j’en avais marre de l’entendre pleurer. J’étais dépassée. Quand ça arrive, je me défoule sur le premier à ma portée. Là, c’était mon enfant !" M… ! Faut-il de l’ingénuité, de l’inconscience ou de la monstruosité d’âme pour énoncer cela sans frémir ?
 
Ainsi que l’a asséné Me Brigitte Hoareau, "elle dit ça sans une once de regret, sans la moindre empathie envers sa jeune victime. Or, de l’aveu de tous, ce bébé était d’un calme total, dormait beaucoup et bien !" On comprend de moins en moins. Surtout que ce gosse a été victime de convulsions durant 15 jours avant que la mère ne s’alarme enfin.
 
Et de frémir devant autant de froideur : "Elle attendu que son enfant ait vomi pendant cinq jours avant de l’emmener chez le médecin. Ce gosse a été retiré à sa mère ; quel avenir sera le sien ?"
 
Le procureur Saunier a rejoint l’avocate de l’Arajufa sur tous ces points, insistant sur les lésions autres que celles du "bébé secoué", sur cet acharnement incompréhensible contre un petit être sans défense.
 
"Ces maltraitances répétées sur un bébé de quatre mois sont révoltantes. Depuis que ses autres enfants lui ont été retirés, elle a été soumise à des traitements qui n’ont eu aucun effet".
 
M. Saunier a cité des chiffres qui font froid dans le dos, notamment quant aux conséquences à moyen et long terme sur les enfants durement maltraités : "On compte 30 % de décès prématurés. Et des manifestations nombreuses et répétées de déficiences comportementales…"
 
Le procureur avait réclamé trois ans de prison ferme ; la Cour l’a suivi de près avec 30 mois (2 ans ½), plus retrait total de l’autorité parentale sur le bébé martyr.
 
Quatre mômes martyrisés ; quatre familles d’accueil (de braves gens, certainement) ; quatre enfants sans famille ; quatre destins sabrés dans le moule…
 
C’est malheureusement trop courant et les coups de chabouk de la justice, qui devraient avoir valeur d’exemple, restent sans effet sur les esprits des tortionnaires.
 
On me reproche souvent de mettre de la dérision dans mes comptes-rendus. Je réponds que la dérision est ce qui nous sauve de la désespérance. Ben… faites excuse les amis, cette fois, de la dérision, j’en ai pas trouvé sous le coude.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :