Deux-roues débridés: 7 bolides saisis à la Possession

Scooter dans le viseur. Un nouveau contrôle de gendarmerie à la Possession ce vendredi après-midi indique aux gendarmes que leur mobilisation n'est pas vaine.
Sept deux-roues ont été immobilisés sur la bord de la route en un peu plus d'une heure à hauteur du quartier Saint-Laurent. Ils finiront leur trajet du jour sans leur pilote et en fourrière. Les scooter et moto cross débridés qui ont été saisis ne répondaient pas aux normes pour lesquelles ils ont été conçus.
Les forces de l'ordre, sous l'autorité du préfet de La Réunion et de la sous-préfète de Saint-Benoît, par ailleurs en charge de la sécurité routière, ont de nouveau fait usage de leur curvomètre. L'appareil permet de chiffrer la vitesse que peut atteindre à pleine puissance un deux-roues.
"On invite le propriétaire du cyclomoteur à monter sur le curvomètre, d'accélérer jusqu'à la butée en accélération. L'appareil vient ensuite enregistrer la vitesse maximale du deux-roues", explique un gendarme. Pour la petite histoire, l'appareil possède un affichage digital à deux chiffres uniquement. La limite enregistrable est donc de 99 km/h. Pas besoin d'aller aussi haut pour dresser les amendes et saisir les bolides.
Les engins dépassant la vitesse autorisée par leur constructeur font l'objet d'une prescription de mise en fourrière. "Leur propriétaire a sept jours pour nous le représenter à nouveau après l'avoir modifié", complète-t-il. Outre la remise en conformité du deux-roues, le contrevenant devra s'acquitter d'une amende de 90 euros. Salée.
L'addition n'est pas finie. Récupérer son engin à la fourrière lui en coûtera 130 euros en moyenne, un montant qui dépend des pratiques tarifaires des fourrières. Et chaque jour de plus d'immobilisation lui vaudra 3 euros de gardiennage.
Les scootéristes sont prévenus. Le curvomètre continuera de voyager aux quatre coins de l'île ces prochains jours.



