Portail Saint-Leu: 1200 ananas disparaissent d'un champ

Le fruit d'un travail d'une année s'est volatilisé en l'espace d'une nuit. Lundi matin, en prenant son poste d'exploitant agricole, Vincent G. tombe des nues. Des ananas ont disparu du champ.
L'ampleur du vol n'est pas commun. 700 kg d'ananas arrivés à terme ont été subtilisés sur cette parcelle en contrebas de la route des Tamarins à hauteur de Portail Saint-Leu.
700 kg, c'est 1.200 pièces qui ont disparu, autant dire que ces voleurs d'un genre nouveau "étaient bien organisés", fait remarquer l'exploitant.
Le terrain agricole est exploité par Vincent G. pour le compte de M. Boyer, actuellement hors du département. Et pour le jeune exploitant, ce vol a d'autant plus de mal à passer qu'il doit, à distance, rendre des comptes à son chef qui lui fait entièrement confiance lors de ses absences.
La récolte était en cours
"Les vols ne sont pas nouveaux. Il y a toujours eu des gens qui se frayent un passage dans la clôture. Mais ils prenaient un ou deux ananas qu'ils mangeaient quasiment sur place. Mais là c'est d'autant plus rageant qu'on était en train de récolter", explique le jeune exploitant. Une partie de la récolte, dont la quantité totale sera tenue secrète à sa demande, avait déjà commencé la semaine dernière.
"Nous étions en fin de récolte et les ananas volés faisaient partie des derniers lots". Pour arriver à maturité, il aura fallu un an de labeur. La pleine lune de dimanche dernier avec une nuit claire et donc un terrain dégagé a facilité la besogne des chapardeurs, croit savoir l'exploitant.
Selon un technicien de la Chambre d'agriculture du secteur Ouest, ceux qui ont fait ça devraient avoir beaucoup de difficultés à écouler un tel stock. A moins que la filière ne touche également un ou plusieurs bazardiers complices de ce chapardage à grande échelle. Vincent G. a passé la journée d'hier à procéder aux formalités d'usage, à commencer par porter plainte auprès de la gendarmerie. "La demande en ananas est tellement forte ces jours-ci que ça risque de passer inaperçu sur les marchés", craint-il.



