Le procès en appel du palangrier coréen pirate s'ouvre sans son capitaine

Ce jeudi s'ouvre le procès en appel du capitaine du palangrier sud-coréen le Chung Yong 81. Le bateau avait été arraisonné à la Réunion, le 10 février 2013, alors qu'il pêchait illégalement au large de l’île Crozet, au sein de la zone économique exclusive de l'île Crozet appartenant aux Terres australes et antarctiques françaises.
En première instance au tribunal correctionnel de Saint-Denis, le bateau battant pavillon coréen a été reconnu coupable de pêche illégale et son capitaine avait été condamné le 14 juin 2013. Le bateau avait été saisi mais l'armateur avait préféré s'acquitter de la caution portée à 300.000 euros pour pouvoir récupérer son bien qui, s'il était resté à quai, se serait détérioré rapidement.
Mais le capitaine n'en reste pas là. Estimant ne pas avoir franchi les limites des zones exclusives, il décide de faire appel. Ce procès, qui s'ouvre ce 13 février, devrait être renvoyé en raison de l'absence du capitaine à la barre du tribunal. La citation à l'audience du capitaine M. Kim envoyé depuis le mois d'août n'a pas abouti.
Le parquet devra envoyer au Ministère des affaires étrangères la citation du capitaine à comparaître, citation dûment traduite dans la langue du pays concerné, via le réseau diplomatique franco/sud-coréen. Cette démarche doit permettre de localiser et signifier à la personne incriminée qu'elle est attendue pour s'expliquer devant une juridiction française.


